C’est une affaire qui a marqué l’histoire du football français. Lors de la Coupe du monde 2010, l’équipe de France connaît un début de compétition difficile avec un match nul contre l’Uruguay (0-0). Par la suite, les galères s’enchaînent, avec une défaite contre le Mexique au deuxième match (2-0). Deux jours après cette défaite, le journal L’Équipe fait sa Une en citant une supposée déclaration de Nicolas Anelka à l’égard de Raymond Domenech à la mi-temps de cette rencontre, à savoir "va te faire enc*ler, sale fils de p*te". Des propos depuis démentis par Nicolas Anelka, qui a assuré en 2020 au Figaro qu’il aurait déclaré: "T’as qu’à la faire ton équipe de merde !" À la suite de cet incident, Nicolas Anelka est exclu de la sélection. Une décision que n’acceptent pas les autres joueurs de l’équipe de France, qui décident de se mettre en grève. L’image fait le tour du monde : les Bleus remontent dans leur bus et refusent de s’entraîner. Capitaine de l’équipe de France à l’époque, Patrice Évra est proche d’en venir aux mains avec Robert Duverne, alors préparateur physique, le tout devant les caméras des journalistes. La France poursuivra son fiasco en s’inclinant contre la modeste équipe d’Afrique du Sud (2-1) pour son dernier match.
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Ce vendredi 23 juin, Raymond Domenech est revenu sur cette polémique à l’occasion d’un entretien pour l’émission Un monde, un regard, diffusée sur Public Sénat. Alors que Rebecca Fitoussi a voulu rappelé les faits qui se sont déroulés à Knysna : "On est au Mondial de 2010, en Afrique du Sud. Anelka vous insulte en privé, ses mots sortent dans la presse, vous l’excluez. Scandale au sein de l’équipe de France…" C’est alors que Raymond Domenech a coupé la parole pour faire une mise au point : "Non, je peux juste faire une parenthèse ?", lance l’ancien sélectionneur des Bleus, avant d’assurer que son attaquant de l’époque ne lui a jamais tenu de tels propos : "Il ne m’a jamais insulté. Ni en public, ni en privé. Je le dis et je le répète partout. D’ailleurs, j’ai revu Nico, on en discute encore, non ! Il a peut-être dit des trucs après, quand je n’étais pas là, mais en face de moi, jamais, et je le maintiens, je le dis et je le répète."
N.O