« Il m’a niqué mon rêve », « Il se fout vraiment de ma gueule » : Amer, Samir Nasri règle ses comptes avec Didier Deschamps

Publié le 11 avril 2023 à 13:36
Youtube / ZACK
Invité de l'émission "Zack en roue libre" sur Youtube ce lundi 10 avril, Samir Nasri est notamment revenu sur sa carrière en équipe de France, avec laquelle il compte 41 sélections. L'occasion pour l'ancien milieu offensif de régler ses comptes avec Didier Deschamps, son dernier sélectionneur chez les Bleus...

Depuis sa reconversion comme consultant, Samir Nasri a pris l’habitude de dire ce qu’il pense. Ce lundi 10 avril, l’ancien footballeur professionnel était présent dans l’émission Zack en roue libre, diffusée en live sur la chaîne Youtube de Zack Nani. Pour l’occasion, l’homme aujourd’hui âgé de 35 ans est revenu sur l’ensemble de sa carrière, dont ses années en équipe de France entre 2007 et 2013. En 41 sélections, le natif de Marseille a connu trois sélectionneurs, à savoir Raymond Domenech (2007-2010), Laurent Blanc (2010-2012) et Didier Deschamps (2012-2013). Avec ce dernier, le courant a eu du mal à passer dès les débuts, comme le raconte Samir Nasri : "Quand Deschamps reprend la sélection en 2012, je suis suspendu trois matchs (pour avoir insulté un journaliste à l’Euro, ndlr). J’avais discuté avec lui pendant l’Euro. Mais quand je n’ai plus été suspendu, je n’avais pas été sélectionné. Je suis titulaire à Manchester City, je fais un début de saison de ouf, la moindre des choses, c’est : Donne-moi un coup de fil et dis-moi : « Je ne te sélectionne pas pour telle ou telle raison ». Je ne joue pas à Orléans ou Quevilly, je joue à Manchester City, je suis titulaire, je joue le titre. Donne-moi un petit coup de fil, ne prends pas la facilité de dire : « On a le même agent (Jean-Pierre Bernès), et je vais lui faire passer le message par l’agent ». Surtout que j’ai parlé avec toi durant l’Euro et que tu m’avais dit que je serai quelqu’un d’important."

Déçu, Samir Nasri décide alors de snober Didier Deschamps : "En 2013, il m’a appelé pour la tournée en Uruguay et au Brésil mais j’étais en vacances à Los Angeles. Il m’a appelé mais je me suis dit : Il ne va pas niquer mes vacances. J’ai dit non, que j’étais blessé, que j’avais une tendinite. Il m’a dit d’essayer de faire une séance et qu’il me rappelait une heure et demie plus tard. Je suis allé au bord de la piscine, bronzer et il m’a rappelé 1h30 après. Je lui ai dit que j’avais très mal au genou et je n’y suis pas allé." Finalement, Nasri rejoint les Bleus lors des rassemblements suivant, aux mois d’août, septembre, octobre et novembre, où a lieu le fameux barrage de qualification à la Coupe du monde contre l’Ukraine, la dernière apparition du joueur en EDF : "À partir de ce match, finito. Il y a des versions qui sont sorties. Je n’ai pas été bon du tout en Ukraine. Certains ont dit que des joueurs s’étaient plaints de mon comportement là-bas. Je ne sais pas quel était mon comportement. Quand je perdais un match, ce n’était pas la fin du monde pour moi."

Ainsi, Samir Nasri ne fait pas partie de la sélection pour la Coupe du monde au Brésil en 2014. Une véritable désillusion pour l’ex-milieu de Manchester City, qui en veut encore à Didier Deschamps : "Mon truc, c’était de jouer une Coupe du monde, au Brésil en plus, le pays du foot. J’avais fait une saison de fou furieux, je me disais que j’allais aller au Brésil et que j’allais plier la Coupe du monde. J’y ai quand même cru. On venait d’être champion, j’avais marqué en finale (de la League Cup), il va me prendre. C’est la Coupe du monde, un Graal, le summum. Je voulais la jouer… Quand tu vois les joueurs qui y vont, là, j’ai pété les plombs. Quand j’ai vu les mecs qui y sont allés à ma place, je me suis dit : lui, il se fout vraiment de ma gueule."

Depuis la fin de sa carrière, Samir Nasri n’a jamais tenté de se réconcilier avec Didier Deschamps. Aujourd’hui consultant pour Canal+, le Marseillais n’est pas prêt de porter son ancien entraîneur dans son cœur : "Je l’ai croisé à Dubaï, il n’y a pas très longtemps, au restaurant. Il me regardait, puis détournait le regard. Je me suis levé, je suis passé devant sa table mais je n’allais pas lui dire : Salut, tu m’as pas pris. Pendant deux ans, j’ai eu la haine parce que ce n’était pas justifié de ne pas la jouer. Après, c’était fini. Je ne lui souhaite pas du mal, il a fait des choix. Demain, si je veux être entraîneur, ce truc-là va peut-être m’arriver. Je lui souhaite tout le bonheur du monde, je m’en fous. Juste, ce n’est pas mon ami et je ne vais pas lui dire bonjour parce que je ne l’apprécie pas en tant que personne."

N.O

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