C’est une grosse épine dans le pied du Paris Saint-Germain. Alors que son contrat avec le club parisien se termine l’an prochain, Kylian Mbappé a fait part de sa volonté d’aller jusqu’au bout de son bail et de quitter le club francilien l’an prochain. Une situation que déplorent les dirigeants parisiens, qui aimeraient voir leur buteur vedette prolonger son contrat ou partir dès cet été afin de toucher une importante indemnité de transfert. S’il ne signe pas un nouveau contrat, Mbappé est même menacé de passer l’intégralité de la saison à venir sur le banc de touche du club de la capitale. Dans une interview accordée au média espagnol Cadena SER, Luis Fernandez, ancien entraîneur du PSG, a accepté d’évoquer la situation du crack de Bondy. "Il est dans une situation où il doit partir", a-t-il affirmé en préambule. "Ils (les dirigeants parisiens, Ndlr) ne l’ont pas emmené au Japon et ce déplacement était très important pour l’image du club. Ils ont pris cette décision et c’est pour lui mettre la pression", a continué le coach français.
"C’est quelque chose qu’il n’a pas aimé. Il veut montrer que ça ne l’a pas affecté, mais il est très affecté. Le premier entraînement qu’il a fait avec ses coéquipiers, il s’est arrêté pour prendre des photos, des autographes… il n’avait jamais fait ça. Avec cette situation, je le vois quitter le PSG", a estimé Luis Fernandez. Il pense par ailleurs que le club de la capitale ne se privera pas de lui s’il est amené à rester au PSG l’an prochain et ne croit pas à l’hypothèse de le laisser sur le banc plusieurs mois. "La situation va être un peu étrange. Un joueur au sein d’un groupe doit se sentir bien, heureux, à l’aise (…) Ce type va se mettre en colère et ne pas être content. Cela va également faire remarquer et ressentir le reste du groupe. Si l’équipe gagne, personne ne pourra rien dire, mais si ça ne se fait pas, il y aura des commentaires ‘Pourquoi Mbappé n’est-il pas sur le terrain ?’", a estimé le technicien. Nul doute que l’avenir de l’ancien Monégasque risque de faire couler encore beaucoup d’encre ces prochaines semaines.
L.C