PAS AU NIVEAU, VRAIMENT ?
En 2007, Olivier Giroud n’a que 20 ans quand Mehmed Bazdarevic devient entraîneur du Grenoble Foot 38, où le footballeur évolue depuis deux saisons. « Il m’a dit : “Tu n’as pas le niveau de Ligue 2. Encore moins de Ligue 1.” » Cinq ans plus tard, l’attaquant est sacré meilleur buteur de L1 et champion de France, avec Montpellier.
AVEC L’AIDE DE DIEU
Mai 2016, match préparatoire à l’Euro, contre le Cameroun. Malgré un superbe but, Giroud est sifflé par une partie du public nantais, qui lui reproche d’avoir « pris la place » de Karim Benzema, empêtré dans une affaire de sextape. « J’avais la rage en moi. Mais j’avais envie de chialer, en même temps. » Sa foi lui sera d’un grand secours : « J’estime que j’ai toujours été touché par la grâce de Dieu, pour surmonter ces épreuves. »
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UN BON SOLDAT
Benzema revenu chez les Bleus, le Grenoblois n’est pas la priorité de Didier Deschamps, sélectionneur pour la Coupe du monde de 2022. « Il me prévient : “Tu n’auras que des miettes, et moins.” Je lui dis : “Pas de souci, coach, je suis là pour l’équipe, je prendrai ce que vous me donnerez.” » Le patron des Bleus est admiratif : « Un joueur de ce statut qui accepte d’avoir beaucoup moins… Pour moi, c’est quasiment impossible. » Mais impossible n’est pas Giroud, qui, après le forfait de Benzema, blessé, redevient un titulaire indiscutable et bat le record de buts en équipe de France, alors détenu par Thierry Henry (51).
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RÉSILIENT DE NAISSANCE
Olivier est le dernier d’une fratrie de quatre enfants. Face caméra, Viviane, sa maman, confie : « Quand il est né, c’était merveilleux, mais j’avais eu du mal à accepter la grossesse. Tout mon corps refusait cet enfant. J’ai eu des moments très difficiles. Et il l’a forcément ressenti. » En fils aimant et bienveillant, celui-ci nuance : « Je n’ai jamais manqué de rien, d’affection, d’amour. » Il reconnaît néanmoins : « Peut-être que ma force de caractère et ma force mentale viennent du fait que, déjà dans le ventre de ma mère, il a fallu que je montre que j’étais là. Que j’étais prêt. »
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ADOUBÉ PAR ZLATAN
Question de Giroud à son ancien coéquipier de l’AC Milan, Zlatan Ibrahimovic : « Tu te souviens de la première chose que tu m’as dite, quand je suis arrivé à Milan ? “Il n’y a qu’un roi à Milan, et c’est moi.” (ils éclatent de rire) J’ai adoré, parce que c’était toi. Même si je ne t’avais jamais parlé avant. Je me suis dit : “C’est bien lui, et c’est un bel accueil.” » En aparté, Ibra décrit le Français : « C’est le mec qui ne dit rien. Mais c’est souvent le mec qui ne dit rien qui est le plus dangereux. » Une réflexion à interpréter comme une vraie marque de respect, de la part du Suédois à l’ego surdimensionné.
Giroud, dimanche 26 mai à 21h10 sur Canal+