Football : Emmanuel Macron plaide pour l’organisation d’un match France/Algérie

Publié le 26 août 2022 à 15:09
Abaca
Lors d’un déplacement à Alger, le président français a assuré que l’organisation de ce match serait "une bonne chose".

Va-t-on de nouveau assister à un France/Algérie ? Alors que le dernier match de football entre les deux nations remonte à plus de vingt ans, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il serait en faveur de l’organisation d’une telle rencontre. Lors d’un voyage officiel à Alger ce vendredi 26 août, le président de la République a assuré qu’un match amical entre les deux pays "serait une bonne chose pour conjurer le passé". "On va en parler avec évidemment le président [Abdelmadjid Tebboune] et ses équipes, ce n’est pas à moi de me prononcer, et puis ça dépendra aussi du hasard des compétitions à venir, pour certaines, je nous le souhaite", a précisé le chef de l’Etat lors d’un point presse. "Je pense que le sport doit réconcilier, donc c’est pour ça que, demain à Oran, je serai avec nos sportifs en prévision des JO" de 2024 organisés à Paris, a ajouté le mari de Brigitte Macron.

En 2019 déjà, c’est le patron de la FFF Noël le Graët qui avait plaidé pour l’organisation d’une rencontre Algérie/France. "Depuis que je suis en place, je veux aller en Algérie. C’est le seul pays qu’on ne rencontre pas. Il est temps de faire ce match, qu’on joue au football, 60 ans après. Il est temps de faire ce match", avait estimé le dirigeant. Pour rappel, la dernière confrontation entre les deux pays, en octobre 2001, avait dégénéré. Malgré les nombreux espoirs placés dans ce match hautement symbolique, le premier organisé depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, les événements avaient dérapé et de nombreux supporters algériens avaient notamment envahi le terrain avant la fin de la rencontre.

"Ce qui devait être une grande fête s’est transformée en immense gâchis", avait estimé Marie-George Buffet, ministre des Sports à l’époque. "La France et l’Algérie ont une histoire difficile, mais commune. Ce match était une belle occasion de rapprocher nos deux nations, de faire de cette épreuve sportive un symbole de coopération. Je repense souvent à cet épisode avec l’impression d’avoir assisté à un ratage complet", s’était remémorée la femme politique communiste dans des propos rapportés par nos confrères de FranceInfo

L.C

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