La polémique n’en finit pas d’enfler. Samedi 28 mai dernier, alors que la finale de la Ligue des Champions opposant Liverpool au Real Madrid a eu lieu à Paris, de nombreux incidents ont retardé le coup d’envoi de la rencontre au Stade de France. Les autorités françaises, par la voix de la ministre des Sports française Amélie Oudéa-Castéra, ont accusé Liverpool d’avoir "laissé ses supporters dans la nature". Une accusation que réfute Tom Werner, le président des Reds. "Vos commentaires étaient irresponsables, non professionnels et totalement irrespectueux", estime-t-il en préambule.
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"Je suis totalement incrédule qu’un ministre du gouvernement français, occupant un poste de responsabilité et d’influence énormes, puisse faire une série de déclarations non prouvées sur une question d’une telle importance avant même qu’un processus d’enquête approprié, formel et indépendant n’ait eu lieu", s’insurge le dirigeant américain. "Les événements qui se sont produits (…) étaient non seulement incroyablement dangereux pour tous les participants, mais ont également soulevé de sérieuses questions sur l’organisation et le fonctionnement de l’événement", explique la lettre, dévoilée par le Liverpool Echo. Tom Werner affirme avoir "d’innombrables" témoignages de supporters "morts de peur et victimes d’harcèlement policier". "Ces fans ont été traités comme du bétail", regrette-t-il.
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"Ces affirmations sapent la recherche de la vérité et de la transparence qui devrait sous-tendre les motivations de toute organisation ou individu désireux de s’assurer que de telles scènes inacceptables ne se reproduisent jamais. Le fait que votre position publique aille à l’encontre de cet objectif est une préoccupation en soi", conclut le président de Liverpool, qui réclame des excuses à la ministre. Ce lundi 30 mai au soir, l’UEFA a annoncé le lancement d’une enquête sur les débordements autour du Stade de France.
L.C