Crise à la FFF : Jean-Michel Aulas déplore un « acharnement » contre Noël Le Graët

Publié le 3 mars 2023 à 12:26
Abaca
Dans une interview accordée à France Inter, Jean-Michel Aulas a regretté un "acharnement" contre l’ancien président de la FFF Noël Le Graët.

C’était attendu, c’est désormais officiel : Noël Le Graët n’est plus le patron de la Fédération française de football. Après plusieurs mois d’incertitudes, à la suite d’accusations de harcèlement moral ou sexuel, le dirigeant breton a finalement décidé de présenter sa démission lors du Comex, qui s’est déroulé le 28 février dernier. Mais malgré son départ, Noël Le Graët ne compte pas se faire petit. En effet, par la voix de ses avocats, il a fait savoir qu’il envisageait attaquer en justice la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra. Il estime que cette dernière a tout fait pour obtenir "sa tête". Dans son combat, l’ancien président de Guingamp pourra compter sur le soutien d’un de ses amis de longue date : Jean-Michel Aulas. Invité de France Inter ce jeudi 2 mars, le président de l’Olympique Lyonnais a estimé que "dans l’argumentation du rapport de l’administration, il n’y a pas grand-chose qui permet de comprendre cet acharnement", contre Noël Le Graët. 

"L’homme se sent cruellement attaqué", a assuré le dirigeant lyonnais. Alors que le rapport d’audit sur la FFF de l’inspection générale de l’éducation est accablant, dénonçant notamment un "comportement inapproprié vis-à-vis des femmes", Aulas concède que certaines "attitudes n’étaient pas les bonnes". Dans une interview accordée à RMC ce mercredi 1er mars, Me Florence Bourg, une des avocates de Noël Le Graët avait estimé : "La ministre veut la tête de Noël Le Graët depuis le départ". "C’est extrêmement grave, c’est de la manipulation", avait-elle déploré, annonçant que son client souhaitait "défendre son honneur". "Il se sent victime d’une profonde injustice depuis le début de cette affaire. Nous allons attaquer la ministre en diffamation devant la Cour de justice de la République. Il s’agit d’une manipulation de l’information (…) c’est un scandale absolu, c’est de la désinformation", avait conclu l’avocate. 

L.C

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