Coupe du monde : La FFF sort du silence après les insultes racistes subies par des joueurs de l’équipe de France

Publié le 20 décembre 2022 à 15:07
ABACA
Face aux nombreux messages racistes dont ont été victimes plusieurs joueurs de l'équipe de France après la finale de la Coupe du monde contre l'Argentine, la Fédération française de football a décidé de saisir la justice...

Après le sacre de l’Argentine en finale de la Coupe du monde aux dépens de l’équipe de France (3-3, 4-2 aux t.a.b), plusieurs joueurs français ont été victimes de violentes insultes racistes sur les réseaux sociaux, notamment Hugo Lloris, Kinglsey Coman, Aurélien Tchouaméni ou encore Randal Kolo Muani. Ces derniers ont même été contraints de désactiver les commentaires sur leur compte Instagram afin de mettre fin à ces déferlements de haine.

Au lendemain de la finale, le Bayern Munich avait rapidement réagi pour prendre la défense de son joueur Kingsley Coman en déclarant à travers un communiqué : "Le Bayern condamne fermement les propos racistes tenus à l’encontre de Kingsley Coman. La famille du Bayern est derrière toi, King. Le racisme n’a pas sa place dans le sport ou dans notre société." Alors que réaction de la Fédération française de football se faisait attendre, la FFF est sortie du silence ce mardi 20 décembre sur Twitter. L’instance a annoncé qu’elle comptait saisir la justice : "À la suite de la finale de la Coupe du monde, plusieurs joueurs de l’Équipe de France ont fait l’objet de propos racistes et haineux inacceptables sur les réseaux sociaux. La FFF les condamne et va porter plainte contre ses auteurs."

En 2021, la FFF avait été vivement critiquée pour ne pas avoir affiché publiquement son soutien à Kylian Mbappé après son tir au but manqué lors de l’élimination contre la Suisse à l’Euro. Le numéro 10 des Bleus avait lui-aussi de nombreuses insultes racistes à l’époque. Un épisode qui semble avoir marqué l’instance présidée par Noël Le Graët, qui a cette fois pris la décision de rapidement monter au créneau pour ses joueurs.

N.O

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