Coupe du monde 2022, Le Mag – Adil Rami : « Les gens vont découvrir que je suis aussi un spécialiste tactique »

Publié le 22 novembre 2022 à 12:02
Thomas Braut / TF1
Dans ce rendez-vous présenté par Denis Brogniart sur TF1, le champion du monde 2018 vient débriefer les matchs du Mondial, notamment ceux de l’équipe de France.

Avez-vous la pression, avant de relever ce nouveau défi ? 

Adil Rami : Par chance, je n’ai pas le temps d’appréhender, car je suis focus sur mes entraînements quotidiens (il joue actuellement en Ligue 1, pour l’Estac, le club de Troyes, ndlr). De toute façon, je maîtrise mon sujet : je suis pro depuis seize ans, ai connu l’équipe de France et ai remporté la Coupe du monde ! En outre, je serai entouré de gens que j’aime bien : Denis Brogniart et mon ancien coéquipier à Lille, Rio Mavuba (ils ont gagné le Championnat et la Coupe de France ensemble, au Losc en 2011). Et puis, à travers les réseaux sociaux, je vois que les gens apprécient mon naturel et ma spontanéité. Ça fait chaud au coeur. Maintenant, ils vont découvrir que je suis aussi un spécialiste – du moins je l’estime – tactique. Je suis impatient de débattre pour apporter mon point de vue, qui peut être différent. D’ailleurs, je déteste les discours formatés. 

Vous n’avez aucun pincement au coeur à l’idée de voir les Bleus défendre leur titre sans vous ? 

Non, car je suis fier de mon parcours et j’ai eu le temps de me faire une raison. Et puis j’aurai quand même 37 ans dans un mois (le 27 décembre), même si j’ai gardé l’enthousiasme d’un gamin. Dans mon club, on me surnomme Peter Pan. 

Avez-vous des regrets par rapport au fait de n’avoir joué aucune minute, lors de la dernière Coupe du monde (il est resté sur le banc tout au long du Mondial, en Russie) ? 

Pas du tout. J’ai joué comme il fallait la saison précédente, pour faire partie de la liste des sélectionnés. C’est ça le plus important. Au moins, j’aurai un point commun avec Ronaldo, Il Fenomeno, qui n’est pas entré en jeu quand le Brésil a été champion du monde aux États-Unis, en 1994. 

Après la victoire finale des Bleus, en 2018, un certain Vladimir Poutine est venu vous rendre visite, dans le vestiaire. Comment s’est-il comporté ? 

On était en train de crier, de boire du champagne et de s’agiter dans tous les sens. Puis on nous a demandé de nous calmer. Là, la porte s’ouvre et on voit débarquer trois Présidents et leurs gardes du corps. Macron avec Poutine, qui dégageait une forme d’aura et de charisme. Mais il était super froid. Cela dit, sur le moment, je ne vous cache pas que mon oeil s’est plutôt attardé sur la très jolie présidente croate (Kolinda Grabar-Kitarovic). 

La France va débuter cette Coupe du monde face à l’Australie (retransmission ce soir, dès 19h50), comme il y a quatre ans (victoire française, 2-1). Un signe du destin ? 

Je ne sais pas, mais ce n’est pas un cadeau. Entre copains, on se dit qu’une poule avec l’Australie, le Danemark et la Tunisie, ça va aller pour l’équipe de France. Moi, je dis que non. Il va nous manquer quelque chose. Mais, sur ce sujet, je laisserai à TF1 la primeur de mes explications. C’est un bon teasing, non ? 

Voulez-vous dire que, sans vous, il va manquer un « ambianceur » chez les Bleus ? 

Il n’y a aucune place à prendre dans ce domaine. Didier Deschamps ne choisit personne pour ambiancer le vestiaire. Si je l’ai fait, c’est avec le naturel qui me caractérise. Une chose est sûre, c’est qu’aucune équipe au monde ne présentera un joueur ayant autant de repartie que moi en conférence de presse. (Rires) 

INTERVIEW FRÉDÉRIC LOHÉZIC 

Coupe du monde de la FIFA 2022, Le Mag : tous les soir à 22h00 sur TF1

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