C’est une Coupe du monde très particulière qui a débuté au Qatar le 20 novembre dernier. À cette période de l’année, les joueurs sont habituellement en pleine bourre avec leur club dans leur championnat respectif. Seulement voilà, afin d’éviter les températures extrêmes que peut subir l’émirat en été, la compétition a été décalée pour finalement se jouer dans de meilleures conditions météorologiques. Ainsi, au lieu de prendre part au prestigieux tournoi à la fin de la saison en été entre les mois de juin et juillet, le Mondial 2022 a lieu en fin d’année.
Cette nouvelle organisation a complètement chamboulé le calendrier des différents championnats nationaux. Ces derniers ont dû se mettre en pause le temps que la Coupe du monde se termine le 18 décembre prochain. Avant le début du tournoi, les semaines n’étaient pas de tout repos pour les joueurs, notamment des plus grands clubs européens, qui ont pratiquement enchaîné des matchs tous les trois jours avec le début de la Ligue des champions. Par conséquent, certains footballeurs n’ont pas échappé aux blessures. En équipe de France, Christopher Nkunku et Karim Benzema ont été contraints de déclarer forfait pour le Mondial, tandis que Raphaël Varane ne sera pas encore apte pour le premier match des Bleus contre l’Australie.
À lire également
Pour ne rien arranger aux affaires des joueurs, la FIFA a mis en place une nouvelle règle depuis le début de la Coupe du monde. L’instance souhaite en effet que le chronomètre soit arrêté à chaque temps mort afin de ne pas nuire au temps de jeu effectif. Par conséquent, à la fin de chaque mi-temps, le temps additionnel est conséquent, comme ce fut le cas ce lundi 21 novembre lors du match Angleterre-Iran (6-2), qui a accumulé 27 minutes de temps additionnel. "Nous voulons éviter qu’une mi-temps ne dure que 42, 43 minutes de temps de jeu actif. C’est inacceptable. Quel que soit l’incident comme une blessure, un remplacement, un penalty, un carton rouge ou une célébration de but. Je veux souligner les célébrations de but. Cela dure 1 à 1 minute et demie. Donc imaginez s’il y a 2 ou 3 buts, c’est facile de perdre 3,4,5 minutes simplement pour les célébrations de but. Ce temps doit être compensé à la fin", expliquait Pierluigi Collina, ancien arbitre devenu dirigeant à la FIFA, avant le tournoi.
Alors que l’Allemagne a annoncé que Leroy Sané était forfait pour la rencontre face au Japon prévue mercredi 23 novembre, Olivier Rouyer a fait part de sa stupéfaction sur l’état physique des joueurs pendant cette Coupe du monde : "Il y en aura d’autres (des blessés)", lance le consultant de La Chaîne L’Équipe, avant d’ajouter : "Ce qui me surprend beaucoup dans tous les matchs que j’ai vu, c’est le nombre de joueurs qui terminent avec des crampes. Ça, c’est un truc qui me surprend, parce qu’on est tout au début de la compétition. C’est vrai que ça dure 100, 110 minutes, les matchs sont très longs. Mais il y en a beaucoup trop qui terminent avec des crampes ! Alors je ne sais pas d’où vient ce problème… L’intensité ? La chaleur de l’endroit ? C’est très surprenant quand même, on a rarement vu ça. De voir autant de joueurs victimes de crampes sur un terrain de foot, surtout lors du premier tour !"
N.O