Les Bleues font face à la menace de l’écran noir. Le 20 juillet prochain débute en Australie et en Nouvelle-Zélande la Coupe du monde féminine de football. Tandis que la compétition approche, la France ne possède toujours pas le moindre diffuseur pour retransmettre la compétition dans l’hexagone. Cela est aussi le cas dans d’autres pays européens. En raison d’un désaccord financier avec la Fifa, les chaînes de télévision ne sont pas encore prêtes à payer les droits de diffusion de l’événement sportif. Malgré l’absence d’offre, l’instance qui régit le football mondial a fait part de sa fermeté dans les négociations : "Si les offres continuent à ne pas être équitables (envers les femmes et le football féminin), nous serons contraints de ne pas diffuser la Coupe du monde féminine de la Fifa dans les cinq grands pays européens. Les offres des diffuseurs, principalement dans les cinq grands pays européens, sont toujours très décevantes et tout simplement inacceptables. Nous avons l’obligation morale et juridique de ne pas sous-estimer la valeur de la Coupe du monde féminine", a récemment fait savoir sur Instagram Gianni Infantino, le président de la Fifa.
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Face à cette polémique, Hervé Renard, intronisé sélectionneur de l’équipe de France le 30 mars dernier, a joué la carte de la sérénité lors d’un entretien accordé à beIN Sports : "Ce n’est pas un problème des diffuseurs. C’est un problème de la Fifa. Elle est trop demandeuse au niveau des droits. Je suis sûr qu’un consensus va être trouvé. C’est un peu le jeu du chat et de la souris. J’espère que tout le monde va y mettre du sien. Il faut absolument que cette Coupe du monde soit retransmise en France. Je suis persuadé qu’elle sera diffusée en France. Maintenant, est-ce qu’on peut aujourd’hui tabler aussi haut pour le football féminin ? Je n’ai pas la réponse. Je ne suis pas dans le marketing. Je ne suis pas dans les instances de la Fifa et de la fédération pour décider."
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Invitée à s’exprimer sur le sujet au micro de RTL ce lundi 22 mai, Marinette Pichon, ancienne gloire des Bleues avec qui elle a notamment inscrit 81 buts en 112 sélections, n’a de son côté pas caché son agacement face à la situation : "On ne peut pas estimer la même attente de l’attribution des droits pour les hommes versus les femmes. Aujourd’hui, l’économie est naissante du côté féminin et on a du mal à avoir cette visibilité. Je crois que la Fifa doit revoir son cahier des charges pour se permettre de pouvoir offrir à des diffuseurs qui ont envie d’aller diffuser cette Coupe du monde. C’est quand même scandaleux qu’à un peu plus de deux mois, on n’a toujours pas de diffuseur !" À voir donc si la Fifa compte réduire ou non le montant de ses droits. En 2019, c’est TF1 qui avait diffusé pour la première fois de son histoire le Mondial féminin.
N.O