La multiplication des affaires de violences sexuelles en Premier League a fait réagir les dirigeants du football anglais. En effet, ces derniers vont mettre en place une formation pour sensibiliser les joueurs à la question du consentement. Ces sessions de sensibilisation aborderont également le harcèlement et les rapports sexuels dans leur ensemble, ont rapporté nos confrères du Telegraph. Mais alors faudrait-il imposer ce type de formation dans le championnat français ? C’est en tout cas l’avis de Yaël Mellul, présidente de l’association féministe "Femme et libre", qui s’est confiée dans les colonnes de RMC Sport. "Je pense que c’est indispensable partout", a-t-elle assuré en préambule.
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"On a beaucoup entendu parler de jeunes femmes victimes de viols par leurs entraîneurs. C’est quelque chose de tabou, il faut en sortir et il faut aller former ces sportifs sur ce qu’il est possible ou non de faire. Ce sont des mesures à porter haut et fort en France", a continué la militante. Selon elle, ces sessions pourraient s’avérer bénéfiques : "Il faut leur apprendre le béaba de ce qu’est la relation avec l’autre. Cela concerne aussi le harcèlement. Il faut leur apprendre à respecter l’autre. Il est aussi indispensable de porter à leur connaissance les sanctions pénales pour montrer qu’il s’agit là d’infractions graves qui sont passibles d’emprisonnement. Benjamin Mendy en a d’ailleurs fait les frais (accusé de 8 viols, une tentative de viol et une agression sexuelle, il sera jugé à partir de ce mercredi 10 août, Ndlr)".
Yaël Mellul regrette toutefois d’en arriver à "devoir former des hommes qui ne sont plus si jeunes que ça". "Ce ne sont pas des enfants qu’il faut éduquer. Ils sont censés savoir ce qu’est le consentement et le harcèlement. Mais pour certains, ce n’est pas le cas", a-t-elle déploré. "Il y a aussi des mesures demandées par les associations, comme le fait de suspendre sans salaire les joueurs mis en cause dans ce type d’affaire. Selon moi c’est une mesure indispensable pour qu’ils prennent conscience de ce qu’ils ont fait. Ils abusent de leur image pour agir et commettre ces infractions sexuelles", a conclu la présidente de l’association féministe "Femme et libre". L.C