C’est une frappe qui aurait pu changer l’histoire de l’équipe de France. Le 18 décembre dernier, alors que la France et l’Argentine se neutralisaient (3-3) en prolongation de la finale de la Coupe du monde, Randal Kolo Muani a eu une énorme occasion à la dernière seconde de la rencontre. Il a néanmoins, au grand dam des Français, perdu son duel face au portier argentin Emiliano Martinez. Dans une interview accordée à nos confrères de l’Équipe, l’attaquant de l’Eintracht Francfort a accepté de revenir sur cette ultime occasion de but. "Ça aurait pu changer ma vie", s’est-il difficilement remémoré en préambule. "J’aurais préféré la mettre au fond, comme tout le monde, comme tous les Français, mais c’est arrivé et ce sont les aléas de la vie. Après, quand je la regarde encore, je trouve que j’ai pas mal de possibilités. Mais sur le terrain, ça va trop vite", a confié l’ancien buteur du FC Nantes. Il a révélé qu’il regardait encore fréquemment ce duel en vidéo.
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"Je suis très léger avec tout ça. Cette action me donne envie de travailler devant le but. Je bosse et je pense que je suis en train de progresser. Ça va me donner le courage d’avancer pour la mettre la prochaine fois", a expliqué l’attaquant, selon des propos rapportés par nos confrères de RMC Sport. Il maintient par ailleurs qu’il n’a pas été influencé dans son tir par le positionnement du gardien argentin. "Non, c’est juste ce que j’avais décidé. Après, il joue bien le coup parce qu’il fait un très bel arrêt", a continué Randal Kolo Muani. Il confie toutefois se remémorer souvent les autres possibilités qui s’offraient à lui lors de cette frappe. "Je peux la décaler en diagonale pour Kylian (Mbappé), la lober, la tirer à gauche… Avec la vidéo, je vois tellement d’options", a-t-il déploré. L’intéressé souhaite néanmoins "passer à autre chose", même s’il ne va "pas oublier" et qu’il a "la haine" à la suite de ce manqué.
L.C