C’est un match crucial qui attend Manchester City et Arsenal. Ce mercredi 26 avril, les deux équipes se retrouvent pour le compte de la 33e journée de Premier League. Pour l’heure, ce sont les "Gunners" qui sont en tête du championnat anglais, avec 75 points. Si les "Citizens" ne possèdent que 70 points à la deuxième place, ces derniers comptent deux matchs de retard par rapport à leur adversaire du jour. Ainsi, le vainqueur de ce match pourrait faire un grand pas en avant vers le titre de Premier League. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Samir Nasri s’est prononcé sur ce choc. L’ancien milieu offensif est bien placé pour s’exprimer, puisque le Français a joué pour Arsenal (2008-2011) avant de rejoindre les rangs de Manchester City (2011-2017). Et pour celui qui est aujourd’hui consultant pour Canal+, ce sont les "Citizens" qui font figure de favoris : "City, qui atteint son pic de forme au meilleur moment, avec tous ses joueurs disponibles pour le sprint final, contrairement aux années précédentes. Tandis qu’Arsenal marque un peu le pas, après avoir fait la course en tête pratiquement toute la saison. Parfois, quand on touche au but alors qu’on n’est pas habitués à gagner, on a les chocottes…"
Au passage, Samir Nasri s’est confié sur la relation qu’il entretenait avec Pep Guardiola. Les deux hommes ne se sont pas vus souvent, puisque lors de l’arrivée du technicien espagnol à Manchester City en 2016, Samir Nasri a été envoyé en prêt du côté de Séville : "Je n’ai aucun regret par rapport à ma carrière. Dans la vie, il faut faire des erreurs pour apprendre et se façonner en tant qu’homme. Bien sûr, je peux me poser la question : qu’est-ce que j’aurais donné avec Pep ? Parce que, au vu de mes qualités, c’est le meilleur entraîneur possible… Quand il est arrivé, j’ai dû m’entraîner seul car je n’étais pas à mon poids de forme. Après, tout s’est bien passé, il m’a demandé de rester. Mais j’avais envie de jouer et il ne pouvait pas me le garantir, ce qui est normal…"
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Toutefois, Samir Nasri a pu faire face à l’exigence de Pep Guardiola lors de la pré-saison, avant de partir en prêt. La tension est même rapidement montée d’un cran entre les deux hommes : "Je me suis pris la tête avec lui dès nos premières réunions. Le premier jour, il me convoque dans son bureau et il me lance : ‘Qu’est-ce que tu veux faire ?’ Je lui dis : ‘C’est à toi de me dire si tu comptes sur moi.’ Et il me répond : ‘Je compte sur toi si tu es vraiment bien dans ta tête.’ Ensuite, je fais mon premier entraînement, tout se passe bien, il est content de moi. Le lendemain, Pep me convoque de nouveau et là il me crie dessus à propos de mon poids." Connu pour son fort caractère, Samir Nasri ne se laisse pas faire : "Là, je lui dis : ‘Baisse d’un ton, ne me crie pas dessus, je ne suis pas un enfant, j’ai 29 ans. Peut-être que mes vacances ont été une échappatoire pour moi, un moyen de faire ce que j’avais envie de faire parce que je sortais d’une saison difficile, et parce que dans ma vie personnelle il s’est passé énormément de choses.’ Et là, Pep me répond : ‘C’est vrai, je suis désolé.’"
Malgré tout, Samir Nasri garde une bonne estime de Pep Guardiola : "En one to one, Pep est la personne qu’il est dans la vie de tous les jours. C’est quelqu’un d’arrogant, mais arrogant d’une bonne manière : il sait qu’il est le meilleur entraîneur et il te le fait comprendre. Pep sait ce qu’il apporte au club et il sait que, quand il est venu à City, il avait carte blanche. Donc, pour lui, c’est assez facile d’imposer sa loi. Après, c’est quelqu’un de franc et honnête."
N.O