C’est un débat qui ne cesse de grossir ces derniers jours, notamment depuis le début de l’affaire Galtier. Selon certains observateurs, le mois du ramadan handicaperait les joueurs de confessions musulmanes sur le terrain. Ce n’est en tout cas pas l’avis de Samir Nasri qui s’est exprimé, ce dimanche 16 avril, sur le plateau du Canal Football Club. "Pourquoi les clubs devraient savoir si les joueurs font le ramadan ? A mon époque, on ne me posait pas la question de savoir ‘fais-tu le ramadan ou non ?’", a déploré en préambule l’ancien joueur d’Arsenal. "Aujourd’hui, c’est limite devenu un débat sociétal donc on veut savoir combien de joueurs le font", a-t-il continué. Selon lui, la pratique du jeûne en rapport avec le ramadan devrait "rester dans la sphère privée". "Cela ne doit pas exister. Est-ce que l’entraîneur va voir les catholiques en leur demandant s’ils font le Carême ? Pourquoi cette question du ramadan ne se posait pas il y a 20 ans ?", s’est interrogé l’ancien milieu de l’équipe de France.
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"Tu sais que c’est la période du ramadan, tu sais quels sont tes joueurs, à peu près, qui sont musulmans. Tu regardes les matchs, si le joueur est moins performant, tu le fais sortir, c’est tout. Pourquoi tu vas lui demander s’il fait le ramadan ? Ta posture change. Parce qu’il fait le ramadan, tu vas le regarder d’un œil différent ?", s’est questionné Samir Nasri. Il a également pris l’exemple de l’attaquant Karim Benzema, en grande forme sportive malgré sa pratique du jeûne. "Karim Benzema, c’est le meilleur quand il est sous ramadan. Chacun a son ressenti, des joueurs sont portés par leur foi. Certains mangent des fast-foods et marquent des triplés", a estimé le consultant. La semaine dernière, Christophe Galtier avait été accusé d’avoir voulu réduire le nombre de joueurs musulmans de son équipe lorsqu’il était l’entraîneur de Nice. Face à ces accusations, le coach a décidé de porter plainte contre Julien Fournier, ancien directeur sportif de l’OGC Nice, mais aussi contre les journalistes Daniel Riolo et Romain Molina. "Je ne peux pas accepter que mon nom et ma famille soient salis de la sorte", avait déclaré l’entraîneur en conférence de presse vendredi dernier. L.C