Heureux de vous retrouver à Budapest, ville qui vous a porté chance dans votre carrière (3 titres de Champion d’Europe, en 2010, et un de Champion du monde, en 2017) ?
Camille Lacourt : Chaque fois que j’y allais, je gagnais. J’espère donc vivre beaucoup de victoires françaises, cette fois-ci au micro. C’est vraiment chouette de débuter ma collaboration en Hongrie, pays qui adore la natation.
Dans quel état d’esprit Florent Manaudou aborde-t-il cette compétition (il démarre le 18 juin, avec le 50 m papillon, et devrait figurer aujourd’hui dans la finale du 50 m nage libre) ?
Son principal objectif est de gagner aux J.O. de Paris, dans deux ans. Pour autant, ne pensez pas qu’il vient ici seulement pour figurer. Un 50 m nage libre se joue à rien. Sa grande expérience peut l’aider à grignoter les centièmes nécessaires pour finir sur le podium.
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Comme lui, vous avez connu la starisation. Est-ce difficile à gérer ?
Au début, c’est étrange, la natation n’est pas un sport qui, normalement, amène ça. Flo l’a vécu avec sa soeur. Puis il est venu s’entraîner à Marseille, en 2012, où j’étais déjà populaire. Il a vu comment gérer. Donc je ne pense pas que cela le gêne. Attirer la lumière, c’est une chance. Ça veut dire qu’on est bon et que l’on peut aller chercher d’autres médailles. En plus, notre exemple fait progresser les jeunes.
Justement, qui suivre parmi la relève française ?
LéonMarchand (200m papillon, 200m et 400 m 4 nages) est impressionnant. Il s’entraîne aux États-Unis, avec Bob Bowman, ex-coach de Michael Phelps, le plus grand sportif de tous les temps (28 titres olympiques dont 23 en or, ndlr). Il y a deux dossistes, Yohann Ndoye Brouard et Mewen Tomac. Ils me rappellent mon duo avec Jérémy Stravius. Marie Wattel (50 et 100 m nage libre…) est très prometteuse.
Championnats du monde de natation : vendredi 24 juin à 18h00 sur France 4
Interview Frédéric Lohézic