Pourquoi Aïssam Medhem quitte Un si grand soleil (France 2) : « Tout le monde n’a pas la même vision du métier »

Publié le 30 janvier 2024 à 13:26
Fabien MALOT - FTV
C’est ce mardi soir que France 2 dévoile, à 20h40, le dernier épisode d’Un si grand soleil avec Aïssam Medhem. Le comédien, qui incarne Akim depuis la première saison de la série quotidienne, nous explique les raisons de son départ.

Pourquoi avoir décidé de quitter Un si grand soleil ? 

C’est une volonté de ma part. Ça n’a pas été intellectualisé plus que ça. De manière générale, je vois les choses assez simplement. J’avais envie de tester mon quotidien sans cette série qui faisait partie de ma vie depuis cinq ans. C’est une idée qui m’est passée par la tête mais il n’y a pas de raisons particulières. 

Les acteurs de séries quotidiennes disent que ne pas courir les rôles et avoir du travail à l’année est un luxe. Est-ce que vous avez hésité à quitter ce confort-là ? 

Tout le monde n’a pas la même vision du métier. Je ne partage pas cette vision-là. Oui c’est un confort mais tout dépend des raisons qui nous poussent à faire ce métier. Je ne l’ai jamais fait pour faire la même chose pendant 30 ans. Donc non, je n’estime pas que c’est un luxe. C’est un gros privilège. C’est une chance qu’on m’a donnée et que j’ai saisie. J’ai essayé au maximum de rendre la confiance qu’on m’a donnée. Je suis parti quand j’ai estimé avoir envie de faire autre chose.

Quelle est justement votre vision du métier ?

C’est assez inexplicable… Dans ma famille, personne ne fait ce métier. Enfant, je regardais des films et ça me plaisait. J’ai dit à ma mère que j’avais envie de devenir comédien. Et je me suis lancé. Pour beaucoup, ce métier est une nécessité. Si ce n’est pas le cas, on ne se donne pas forcément les moyens de le faire. Si un acteur ne lâche rien pendant quarante ans sans avoir son nom en haut de l’affiche, c’est parce que c’est vital pour lui. C’est comme ça que je vois ce métier moi. Ça vient du cœur et de l’âme. La comédie, c’est essentiel à la joie de vivre et à l’épanouissement. Certaines personnes ont besoin de s’exprimer de cette manière-là pour être heureux. 

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage Akim, qui a trouvé un sens à sa vie en devenant policier ? 

C’est une vaste question ! J’ai un regard assez ému sur lui. Il est arrivé avec la même fragilité que moi qui était jeune comédien. Avec le temps et le travail, il s’est étoffé. J’ai un regard de grand frère sur lui, comme si j’avais regardé, de loin, sa progression socialement, amicalement, amoureusement et professionnellement parlant.   

Avez-vous déjà vu votre dernier épisode ? 

Non pas encore.

Vous appréhendez de regarder ce départ ?

Je ne sais pas… Je vous avoue que je ne me pose pas la question et j’évite de le faire. Je n’ai pas envie de connaître la réponse. Je fuis un peu.

Vous préférez rester dans l’après Un si grand soleil ?

Oui, je veux rester dans cette énergie-là. Je n’ai pas même regardé la dernière arche, à part deux ou trois extraits sur Instagram. Je préfère me la faire cet été, quand tout sera passé. Je me mettrai les replays pendant quelques semaines chez moi ! 

Est-ce que, comme Akim, vous seriez prêt à prendre un tournant radical dans votre vie ?

Oui, c’est dans mon caractère. Je l’ai déjà fait deux fois dans ma vie…

Vous fonctionnez à l’instinct ?

De moins en moins car je m’assagis. Mais avant, j’étais une boule de nerfs impulsive, ça m’a coûté mais ça m’a servi.

C’est une qualité ou un défaut ?

Tout dépend sur qui on tombe. Certaines personnes ont un culot énorme et ça propulse leur carrière alors que d’autres sont cramées de partout si elles rencontrent les mauvaises personnes…

Par
Clara Kolodny