Regardiez-vous Plus belle la vie avant d’en faire partie ?
Davy Sardou : Oui, mais pas régulièrement. J’avoue ne pas avoir vu tous les épisodes depuis dix-neuf ans ! Mais je suis impressionné par la base de fidèles et la longévité de cette série.
Avez-vous été surpris que l’on vous propose de l’intégrer ?
Non, car j’avais auditionné pour un autre rôle quand le feuilleton est arrivé sur TF1. Mais mon emploi du temps ne me permettait pas de tourner à ce moment-là. J’ai donc été très heureux que la production revienne vers moi en février pour me proposer le rôle de Pascal.
Qui est ce mystérieux infirmier ?
C’est un personnage à la fois charmant et troublant. Il veut rejoindre le cabinet médical, c’est un infirmier passionné par ce qu’il fait. Il a quelques affinités avec Riva (Joakim Latzko) et Babeth (Marie Réache), moins avec d’autres…
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Avez-vous dû apprendre des gestes médicaux ?
Oui, je me suis entraîné à faire des prises de sang, cela paraît tout bête, mais ce n’est pas évident. Il y a un protocole à suivre, assez précis. J’ai été coaché pour être crédible. J’ai un immense respect pour tout le corps médical, et les infirmiers en particulier. C’est un métier tellement difficile, qui doit sans doute apporter beaucoup, mais exige aussi de nombreux sacrifices.
Votre grand-père Fernand aurait été content que vous tourniez dans une saga marseillaise…
Il aurait adoré, mais il aurait été déçu que je n’aie pas l’accent du Midi. On l’a un peu perdu dans les brumes du Nord. Lui, il est né par accident dans la salle des pas perdus de la gare d’Avignon, mais Marseille était sa base. Si Plus belle la vie avait existé en son temps, il aurait joué dedans ! Sa femme, Jackie, elle aussi aurait été un personnage magnifique.
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Vous qui êtes souvent sur scène, au théâtre, avez-vous retrouvé un esprit de troupe dans l’équipe du feuilleton ?
Oui. Même si, quand je suis arrivé, j’étais un peu le petit nouveau. C’est toujours difficile de faire sa place, mais je dois dire que toute l’équipe est très accueillante. C’est une famille. Par ailleurs, le théâtre est une très bonne école pour jouer dans une série quotidienne. On tourne énormément de séquences par jour, il y a un rythme de travail soutenu. On doit être capable d’apprendre un texte le matin et de le tourner deux heures après ! On est plongé dans le bain !
Pourriez-vous revenir dans le programme ?
J’ai terminé mon arche narrative, mais je laisse la liberté aux auteurs de voir si le personnage reviendra ou non. La porte reste ouverte. Cette expérience m’a donné envie d’être plus présent sur les plateaux et devant les caméras. J’espère que les propositions suivront, je vais m’y atteler.
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Quels sont vos projets ?
Je suis actuellement en répétitions pour une pièce que je vais jouer au festival d’Avignon à partir du 29 juin et qui s’intitule L’Ami du président, de Félicien Marceau. C’est une satire sur la politique actuelle, dans laquelle je donne la réplique, entre autres, à Jean-Pierre Michaël et à Muriel Combeau.
Pourriez-vous un jour redonner la réplique à votre père sur les planches ?
Vous savez bien qu’il est à la retraite. (Rires) Mais qui sait ? Un jour, peut-être…
Plus belle la vie, encore plus belle, à 13h50 sur TF1