Vous incarnez Henri Julliard, le père de Damien (joué par Adrien Rob), Charles (Roberto Calvet) et Violette (Salomé Benitha). Quel genre d’homme est-il ?
Paul Belmondo : C’est un homme obstiné, qui est prêt à tout pour sa famille, et qui a un lourd passif. Il vit avec une grande blessure, puisqu’il a consacré une bonne partie de sa vie à rechercher sa fille, Violette, qui avait disparu… Comme c’est souvent le cas dans ce type de situation, il avait décidé de se débrouiller tout seul, jusqu’à aller au bout du monde la chercher. Cette quête l’a mené en prison et l’a isolé du reste de sa famille. Il a le sentiment d’avoir été abandonné.
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Dans quel but arrive-t-il à Sète ?
Le jour où il apprend que Violette a été retrouvée, il revient et décide de tout faire pour récupérer ses enfants qui pensent avoir été abandonnés. Philippine (Patricia Thibault), son ex-femme, n’a rien fait pour contredire cette croyance. Était-ce une manière de protéger ses enfants, parce qu’elle pensait qu’Henri ne reviendrait jamais, ou au contraire, était-ce pour les éloigner de lui ?
"Ça m’intriguait de participer à une quotidienne"
Comment vous êtes-vous retrouvé dans la série Demain nous appartient ?
La production m’avait déjà contacté par le passé. Mais, comme j’étais pris au théâtre à ce moment-là, j’avais décliné, sans même connaître le rôle. Là, on m’a rappelé à une période où j’avais une disponibilité de tournage. J’ai reçu le scénario et j’ai tout de suite bien aimé le personnage d’Henri Julliard. J’ai donc accepté, même si j’étais en tournée et que je savais que ça représenterait un surplus de travail assez important. Mais ça m’intriguait de participer à une quotidienne. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait.
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Comment avez-vous été accueilli par votre famille de fiction ?
Très, très bien ! Ce qui est drôle, c’est que mon fils Victor m’avait dit : « Tiens, je crois que tu vas tourner avec un pote à moi ! » Il s’agissait d’Adrien Rob. En fait, de manière plus générale, toute l’équipe de production a été adorable, du réalisateur aux techniciens… Il y règne vraiment une très bonne ambiance.
Vous qui êtes le fils de Jean-Paul Belmondo, et également papa de trois garçons, ce rôle centré autour de la paternité et des relations père-fils vous a-t-il tout de suite parlé ?
Bien sûr que cela m’a parlé. Mais bon, j’espère ne pas être le même père ! (Rires) En même temps, il est très affectueux et il aime profondément ses enfants. En cela, je me reconnais. Moi, je n’ai que des garçons, je n’ai pas de fille. C’était donc aussi intéressant d’explorer la relation père-fille avec Violette.
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"En tant que père, je suis toujours angoissé"
Votre fils cadet, Victor, mène une belle carrière d’acteur. Quel regard portez-vous sur son succès ?
Je suis heureux de le voir réussir. Pour autant, je suis aussi inquiet, parce que c’est un métier tellement difficile, où l’on dépend constamment des autres. En tant que père, je suis toujours angoissé. Et je suis toujours en train de lui demander sur quel projet il travaille. Lui, il est beaucoup plus détendu que moi. Pour autant, je suis très fier, il fait vraiment une belle carrière, où il alterne films d’auteur et films plus populaires. J’espère qu’il parviendra à continuer dans cette voie.
Demain nous appartient, à 19h10 sur TF1