France 2 propose sept épisodes inédits d’un seul tenant, ce soir. Approuvez-vous ce choix ?
Mélanie Maudran : Notre case horaire correspond à celle d’un téléfilm diffusé en prime, c’est donc intéressant d’expérimenter ce nouveau format. Cela devrait plaire aux gens qui regardent en replay et qui enchaînent les épisodes. Il serait aussi enrichissant de voir comment ils vont réagir.
Vous êtes particulièrement présente dans cette quatrième saison. Que pensez-vous d’elle ?
C’est la preuve que les saisons se suivent et ne se ressemblent pas… Cette année a été très mouvementée pour Claire, qui n’a pas été épargnée. Je me suis beaucoup amusée à jouer toutes les intrigues. En tant que comédienne, c’est agréable de se retrouver sur des terrains différents et de partager des moments avec ses partenaires. On s’amuse bien et, contrairement à ce que laissent supposer les images, je m’entends très bien avec Sophie Le Tellier, qui joue Hélène.
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Votre relation est complexe, en effet…
L’amitié toxique entre elles deux fragilise énormément mon personnage. Pourtant, pour reprendre les paroles de Clara Luciani dans sa chanson La Grenade, Claire est une femme qui se bat. Elle a ouvert sa porte à Hélène, et c’est à cause d’elle qu’elle a été droguée au GHB et qu’elle a subi une agression. Tout le monde a beau lui expliquer qu’Hélène a agi sous l’effet de médicaments, Claire à l’impression d’avoir été manipulée et n’arrive pas à l’accepter.
À tel point que votre personnage rêve d’étrangler Hélène !
C’est vrai que je me suis retrouvée un matin, à sept heures et demie, à jouer une scène dans laquelle j’imaginais l’étrangler. Nous avons beaucoup rigolé toutes les deux, car nous avons pensé à nos fils qui ont à peu près le même âge et à ce que nous devrions leur répondre s’ils nous questionnaient.
Est-ce important qu’Un si grand soleil évoque des sujets comme la drogue ou le viol ?
C’est primordial. Ces thèmes permettent aux téléspectateurs de s’identifier aux personnages, car certaines situations peuvent leur arriver. Tous les ingrédients de la vie sont injectés dans cette série. Cela permet de mettre en lumière tous ces sujets et de passer un message aux gamines et aux adultes, pour leur dire, par exemple, qu’il faut garder son verre avec soi, car cela peut s’avérer risqué de le perdre de vue ne serait-ce que quelques secondes.
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Avez-vous noué des liens particuliers avec l’équipe de tournage et avec les acteurs ?
Oui, car c’est une aventure humaine. Pour réussir à s’investir dans ce marathon de tournage, qui demande de l’endurance et de l’efficacité, il faut bien se connaître. Nous ne sommes plus dans la superficialité et l’apparence. Chacun est au courant de la vie des uns et des autres et des sensibilités. Dans un métier où l’on navigue à vue parmi des projets éphémères, c’est chouette de retrouver des gens que l’on considère comme des amis.
Partirez-vous en vacances, avant de reprendre le chemin des plateaux de tournage ?
Oui, et direction la Bretagne, d’où je suis originaire, pour me reposer en famille. Je n’ai pas pu y aller depuis un an et je suis en manque. Appuyer sur pause va faire du bien.
Un si grand soleil : mercredi 27 juillet à 21h10 sur France 2.
Interview Nicolas Palita