Les Barcelets rouges (TF1) – Frederic Diefenthal : « Je suis toujours touché par la fidélité des spectateurs »

Publié le 29 avril 2024 à 9:12
PHILIPPELEROUX/VEMA/TF1
Il s’est échappé d’Ici tout commence pour incarner le père de César, atteint d’une tumeur. À 55 ans, il déborde de projets et d’enthousiasme !

Aviez-vous déjà regardé  Les Bracelets rouges avant de jouer dans la série ? 

Frederic Diefenthal : Mieux que ça, je l’ai découverte au Festival de la Fiction de La Rochelle, où j’étais venu défendre une autre série, La Forêt. J’ai assisté à l’avant-première et je suis tombé sous le charme. 

Vous jouez des scènes fortes face à des médecins qui vous annoncent l’évolution de la maladie de César. Comment les avez-vous abordées ? 

Je les ai vécues avec mon ressenti, je me suis souvenu de rencontres avec des personnes qui ont été dans ce cas-là, des patients confrontés à une pathologie. Pendant les minutes où je tourne, je suis dans la peau d’un père qui parle à son fils. Tout ce que je sais, c’est qu’il ne faut jamais se laisser emporter par les émotions, car c’est rarement face à une situation grave que l’on craque, c’est plutôt en décalé. 

Vous retrouvez Azize Diabaté, qui joue aussi dans Ici tout commence, avec vous… 

Avec lui, c’est une longue histoire. Je lui ai remis son premier prix quand il était ado, dans un festival : il doublait des films d’animation. Je l’ai découvert par sa voix. J’adore ce garçon et sa façon très particulière d’aborder la comédie. C’est un électron libre.

Du côté d’Ici tout commence, entre Antoine Myriel (vous) et Pénélope Becker (Laurence Facelina), c’est du sérieux ? 

Oui, ce n’est pas une broutille. Avec Souleymane (Dembo Camilo), mon fils, on forme une nouvelle famille recomposée. 

Pourriez-vous être promu directeur de l’institut, à la place d’Emmanuel Teyssier (Benjamin Baroche) ? 

C’est vrai qu’il s’éloigne. Mais sa place n’intéresse pas Antoine. Il a compris que ça l’enfermerait. Or, il est un trait d’union entre les élèves et l’équipe pédagogique. 

L’ambiance de l’institut Auguste-Armand vous rappelle-t-elle celle de l’école hôtelière que vous avez fréquentée, avant de devenir comédien ? 

Bien sûr ! J’ai fait un apprentissage à 14 ans, au cours duquel j’ai appris le service en salle, la pâtisserie, la cuisine. J’ai même tenu un restaurant avec mon frère et ma belle-soeur, dans notre village natal du Gers. Je me suis longtemps cherché : avant de prendre des cours de théâtre, j’ai fait un apprentissage de coiffure et j’ai failli me lancer dans l’ébénisterie. 

Jouer dans une série quotidienne en province complique-t-il la vie de famille ? 

Quand Ici tout commence a été bien installée, j’ai arrêté les allers-retours, pour m’installer avec femme et enfant du côté de Palavas-les-Flots. À vingt minutes de mon lieu de travail ! 

Avez-vous d’autres projets ? 

Oui : je joue un flic dans un thriller intitulé Le Jour de ma mort, que devrait diffuser France 2 bientôt. Et je pourrais bien être prochainement dans un jeu télévisé d’un nouveau genre, type escape game. 

Au bout de trente ans de carrière, êtes-vous toujours étonné par votre succès ? 

Je suis toujours touché par la fidélité des spectateurs, qui achètent leurs places de théâtre ou de cinéma, appuient sur le bouton de la télé pour se brancher sur le programme où vous êtes. C’est un cadeau. C’est pourquoi je ne refuse jamais de faire un selfie ou un autographe. Nos employeurs, ce sont eux !

Les bracelets rouges, lundi 29 avril à 21h10 sur TF1

Par
Corinne Calmet