Kathy Packianathan revient sur son départ d’Ici tout commence : « Mes proches aussi font le deuil de Deva ! »

Publié le 14 mars 2024 à 7:00
ITC / TF1
Alors que TF1 diffusait hier, mercredi 13 mars, le dernier épisode d'Ici tout commence de Kathy Packianathan, l’interprète de Deva a expliqué à Télé 7 Jours pourquoi elle quittait la série quotidienne dans laquelle elle jouait depuis 2021. Un départ qui a aussi beaucoup ému sa propre famille.

Votre dernier épisode d’Ici tout commence a été diffusé mercredi soir. L’aviez-vous vu avant sa diffusion ?

J’en avais vu quelques extraits mais c’est tout. Je sais ce que j’ai tourné mais symboliquement j’avais envie de voir ce dernier jour en même temps que les téléspectateurs. Je voulais suivre l’ordre chronologique de tout ça.

Appréhendiez-vous de voir ce clap de fin ?

Oui même si appréhender est peut-être un grand mot même s’il y avait beaucoup d’émotion pendant les dernières semaines de tournage. Se dire qu’il y allait avoir le dernier clap était un peu difficile. Mais il y avait quand même beaucoup de joie et d’amour pour toutes les personnes avec lesquelles j’ai travaillé. J’ai été très bien accompagnée donc faire tout ça a été un bonheur.

On a d’ailleurs pu voir votre émotion lors de votre clap de fin sur une vidéo partagée par Dembo Camilo (Souleymane)…

Ah mais c’était (elle s’interrompt quelques secondes)… Franchement, c’était vraiment une journée mémorable pour moi. Il y avait beaucoup d’amour, de bienveillance et d’émotion car Ici tout commence représente pratiquement trois ans de ma vie. J’ai un peu grandi avec cette série…. Donc oui, il y a eu beaucoup d’émotion et d’amour. C’est vraiment ce que je retiens que ce soit au niveau du HMC (habillage, coiffure, maquillage ndlr), des techniciens, des acteurs, de la production…

Que retenez-vous d’ailleurs de ces trois années passées dans la série ?

Avec le rythme de travail que demande une quotidienne, on s’interroge sur comment réussir à garder l’actrice que l’on est et que l’on veut être. On essaie d’être bon à chaque prise. Mais c’est un travail quotidien de tenter d’être juste à chaque instant malgré tout ce qu’on fait.

Etait-ce un défi ?

Oui ! Comme tout le monde, il y a des jours où on y arrive et d’autres moins et ça fait partie de la vie. On ne peut pas être parfait tout le temps. On apprend à être bienveillant avec soi-même et à arrêter de vouloir être parfait même si c’est bien de vouloir bien faire les choses. Certains jours on y arrive moins et c’est ok quand même. C’est une vraie école pour un comédien, j’ai beaucoup appris.

On se dit qu’on peut tout faire ensuite ?

On peut faire beaucoup, beaucoup de choses oui ! On sait comment se mouvoir sur un plateau parce qu’on a appris à le faire et de manière efficace rapidement. On sait comment apprendre un texte rapidement, comment engager tout de suite les émotions… Il faut une grande concentration.

Le tournage s’est terminé il y a quelques semaines. Qu’est-ce qui vous manque le plus ?

Mes amis me manquent beaucoup ! La vie dans le sud aussi. Et Deva me manque quand même un peu. Pouvoir jouer tous les jours un si beau personnage c’était une vraie chance. Mais je sais aussi pourquoi je me suis dit que je voulais arrêter. Et je suis contente qu’elle ait eu cette belle sortie.

Etait-ce difficile de quitter ce confort que représente une série quotidienne ?

J’ai commencé ce métier parce que j’avais envie de jouer. Ma devise dans cette vie n’est pas de me dire : "Je m’installe dans un confort, j’y reste et j’arrête". J’ai joué Deva pendant quasiment trois ans. C’était génial de la défendre. J’ai l’impression de l’avoir fait grandir et je suis très contente de son évolution. Mais à un moment, j’ai aussi envie d’avoir du temps pour aller chercher d’autres rôles, pour faire évoluer mon jeu et mon travail avec un personnage. Ici tout commence a été une super période, mais j’avais envie aussi d’aller travailler ailleurs.  

On a connu Deva fiancée à un homme choisi avec sa famille, on la quitte sur un départ à l’autre bout du monde pour aller cuisiner dans la Cordillère des Andes. Quelle émancipation !

Ça donne de l’espoir ! Même si ça peut faire peur, il est important de faire les choses. Je me suis pas mal reconnue en Deva sur ce point-là : il y a des doutes mais à un moment donné dans la vie, il faut faire des choix qui font un peu peur. Deva a pris son courage à deux mains. Elle est un peu comme moi qui avais envie de m’ouvrir à autre chose de plus grand. Deva est partie travailler à l’étranger avec un grand chef, moi c’est pareil, je veux aller travailler avec plein d’autres gens et dans plein de pays !

Est-ce que les récents départs de certains de vos camarades ont influencé votre décision ?

Non, chacun fait ses choix. En voyant des amis partir, je ne me suis pas dit que je devais faire la même chose. 

Comment a réagi votre famille en apprenant votre départ ?

Depuis que mon arrivée dans la série, ma grand-mère regardait tous les soirs ! Et elle m’a dit qu’elle ne savait pas si elle serait capable de voir mon dernier épisode car ça la rendait triste. Elle m’a dit, en visionnant la dernière arche, qu’elle était fière de moi, de mon jeu, de mon évolution. J’ai trouvé ça tellement gentil de sa part de me dire ça ! Mais je sais qu’elle et ma mère sont très tristes. Elles appréhendaient un peu ce dernier épisode. Mes proches font aussi un peu le deuil (rires) !

Comme les fans d’Ici tout commence !

Oui, je reçois de nombreux messages et je les remercie… Mais ce n’est pas un adieu. On en a parlé avec la production et peut-être que Deva pourra revenir à un moment donné. La porte n’est pas fermée!

Par
Pauline Hohoadji