Vous revoilà en tête d’affiche d’un programme quotidien. Comment s’est passé ce retour sur les plateaux ?
C’était le projet rêvé, celui que j’attendais. J’ai rencontré une troupe. Moi qui viens de la comédie musicale et du théâtre, je suis servie ! Dès le premier jour de tournage, nous avons senti que la musique nous réunissait toutes et tous. Oui, c’est une série quotidienne, oui, c’est une saga d’été, mais c’est avant tout un programme qui parle d’apprentissage et de création. Chaque jour, l’un se met à la guitare, l’autre au piano, un troisième chante ; on fait des bœufs, on partage. Même le plus âgé de la bande, Gilles Cohen – qui est un amour – veut passer du temps avec nous en dehors du tournage. Il veut chanter, c’est fou ! L’ambiance est vraiment incroyable… Voir enfin une série où la musique est au centre de toutes les intrigues, c’est fabuleux !
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Le personnage de Victoria semble avoir été écrit pour vous…
C’est vrai que nous avons bon nombre de points communs. C’est une ancienne chanteuse qui a connu le succès dans les années 2000, grâce à un tube. Quand j’ai commencé à travailler et à faire des comédies musicales, j’avais 19 ans. Puis je me suis tournée vers la comédie et le chant est passé au second plan. Victoria, elle, a arrêté de chanter brutalement, elle a abandonné la musique, elle est devenue pédopsychiatre. Son arrivée au sein du studio de danse de sa mère, qu’elle doit remplacer au pied levé, va la faire renaître.
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Il vous a fallu vous battre pour décrocher le Graal ?
Quand j’ai entendu parler du projet, j’ai dit à mon agent : « Il faut absolument que je passe des essais, peu importe le rôle. » J’ai même envoyé des messages à la productrice via Instagram ! (Rires). Je lui demandais juste de me rencontrer. Les fictions centrées sur la danse et le chant sont tellement rares en France…
Vous en aviez assez qu’on vous parle de Nos chers voisins ?
Attention, je ne cracherai jamais dans la soupe. Nos chers voisins a été l’expérience de ma vie, j’ai rencontré une famille et nous sommes toutes et tous encore en contact. La série a duré six ans, elle est sans cesse rediffusée, ce qui est une bonne chose. À l’époque, j’avais neuf ans de moins, j’étais fraîche (rires). Je jouais la célibataire, donc j’étais très à mon avantage. Et c’est vrai que les spectateurs ont eu du mal à me voir « grandir » et changer. Quand j’en croise certains, ils me demandent si nous tournons toujours des épisodes ! Je vais avoir 41 ans, je suis maman depuis deux ans et demi. Il était temps que je trouve un rôle de mon âge. Il est arrivé avec Victoria. Au sein de la troupe de comédiens, je sens bien que je suis la « maman », que les plus jeunes viennent se confier à moi. Je suis en phase avec celle que je suis aujourd’hui, je me sens à ma place.
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Si cette première salve d’épisodes est un succès, la série devrait durer. Aujourd’hui, est-ce que l’engagement à long terme vous fait peur ?
Cette première saison, et son récit, tournent autour d’une temporalité bien précise : un stage d’été au sein du Studio Lumière. S’il y a une saison 2, ce sera pour l’année prochaine. Nous aurons toutes et tous le temps de nous consacrer à d’autres projets, de prendre le temps de réfléchir. Pour le moment, je suis à 100 % concentrée sur cette série. J’espère qu’elle va plaire, car on y a mis tout notre cœur.
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Vous connaissiez déjà le rythme du programme court. Celui de la quotidienne est-il différent ?
Oui, car les deux premiers mois de tournage, j’étais quasiment dans toutes les scènes. Le soir, j’ai un rituel bien particulier : au lit à 22 heures, pas d’écran, le téléphone en mode avion ; je révise mes textes et je dors. Je n’ai pas le choix, je suis debout tous les matins à 5 h 30. C’est un rythme à prendre. En général, je suis la première à aimer faire la fête mais là, je me dois d’être irréprochable.
Vous avez une sympathique « famille » autour de vous…
Je les aime tellement. Quand j’ai rencontré Louve Le Coadou, qui joue ma fille Baya, je l’ai immédiatement trouvée incroyable. Elle crève l’écran. Dans la série, nous avons une relation à la fois fusionnelle et conflictuelle. Baya a 16 ans, elle veut être libre. J’adore travailler avec Lannick Gautry, qui joue mon mari, Max. Quant à Isabelle Otero, quelle rencontre, quelle actrice… C’est une femme exceptionnelle.
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On vous a peu vue sur le devant de la scène ces dernières années. Qu’avez-vous fait ?
Du théâtre ; et j’ai tourné deux séries en Italie. Je parle couramment la langue, j’ai même un agent là-bas ! Mais j’avais hâte de travailler à nouveau en France.
Seriez-vous prête à déménager dans le Sud si la série venait à continuer, comme l’ont fait certains comédiens et comédiennes de Ici tout commence ou Demain nous appartient ?
Je ne me suis pas encore posé la question. J’aime beaucoup Marseille, mais je suis très parisienne. J’habite en plein Barbès, dans le 18e arrondissement. Je suis très attachée à ce quartier, à ma ville. C’est ici que ma fille est née et grandit.