Pourquoi avez-vous voulu quitter la série de TF1 ?
L’interprète de Nisma se livre sur la fin de son personnage : "Elle part sereinement faire le tour du monde"
Êtes-vous satisfaite de la fin de votre personnage ?
Bien sûr. Je la trouve vraiment cool, car elle met Nisma en valeur. Elle part sereinement faire le tour du monde, et je pense que cela va énormément lui plaire.
Seriez-vous d’accord pour revenir plus tard dans la série ?
En tant que guest, pour une arche, je serais complètement partante. Pas tout de suite, mais je ne me vois pas revenir pour l’instant en tant que personnage régulier.
Comment voyez-vous le futur de votre personnage ?
Je pense que ce tour du monde va lui apporter beaucoup. Et si je devais imaginer son retour, elle serait une femme beaucoup plus épanouie avec elle-même. Elle resterait quelqu’un de très altruiste, tournée vers l’entraide.
Quel métier pourrait exercer Nisma ?
Je la verrais bien travailler dans l’humanitaire ou créer des associations.
Quel est votre meilleur souvenir de tournage ?
Je pense que c’était sur France 3, avec Florian Lesieur, Tim Rousseau et Marie Mallia. Nous débutions tous ensemble, c’était une nouvelle vie pour nous. Nous étions très jeunes et nous passions toutes nos soirées ensemble, c’était incroyable.
Ressentez-vous une différence entre France 3 et TF1 ?
Oui, notamment au niveau de la qualité de l’étalonnage par exemple… Mais nous avons toujours su conserver l’aspect familial qui était déjà présent sur Plus belle la vie.
Qu’est-ce qui va le plus vous manquer ?
Mes collègues. C’est vraiment ce qui me manque le plus aujourd’hui.
Quelle est la meilleure arche que vous ayez faite dans Plus belle la vie, encore plus belle ?
Certainement celle de l’avortement. Pouvoir aborder ce sujet nous a permis de creuser ce que vivait Nisma, de mieux la comprendre et de montrer comment elle a traversé les épreuves récentes.
Comment qualifieriez-vous l’évolution de Nisma ?
C’est une très belle évolution, mais qui, à mon sens, n’a pas été assez approfondie. Il aurait pu y avoir une arche sur son engagement associatif, par exemple, ou sur ce qu’elle avait profondément envie de faire comme métier. Le sujet a été évoqué, mais j’ai l’impression qu’on l’a seulement effleuré. Cela reste néanmoins très positif.
À lire également
Ella Philippe se confie sur l’expérience Plus belle la vie, encore plus belle : "C’est une formation de comédienne assez folle"
Que vous a apporté cette expérience ?
C’est une formation de comédienne assez folle, surtout lorsqu’on arrive très jeune. Mais ce sont surtout des rencontres. Cette expérience m’a aussi construite en tant que femme. J’ai eu énormément de chance de vivre tout ça : c’était fou, et j’aime profondément toutes les personnes que j’y ai rencontrées.
Avez-vous craint d’être enfermée dans une série quotidienne ?
Oui, ça m’a déjà inquiétée. Mais en même temps, les mentalités ont beaucoup évolué. Les gens comprennent désormais que ce n’est pas parce qu’on joue dans une quotidienne qu’on ne peut pas faire autre chose. On ne reproche plus à un jeune comédien d’avoir débuté dans ce format, car il faut bien se former quelque part. Pour ma part, cela m’a apporté de solides compétences et de vrais atouts pour la suite.
Avez-vous un regret ?
Il y a certains comédiens avec lesquels j’aurais aimé davantage tourner, comme Léa François (Barbara Évenot), car il existe un vrai lien entre nos personnages qui n’a pas été exploité. J’aime aussi beaucoup Manon Chevallier (Zoé Hersant) : dans la vraie vie, nous sommes très amies.
Comment avez-vous vécu le retour de Nisma dans Plus belle la vie, encore plus belle sans celui d’Abdel ?
Ça a été compliqué… Mais nous avions à cœur de le faire pour lui et de bien faire les choses afin de lui rendre hommage. Il est avec nous, dans nos cœurs. Nisma était aussi triste qu’Ella l’était.