Si vous deviez nous présenter Louise en choisissant trois femmes célèbres, qui choisiriez-vous ?
Helena Noguerra : Calamity Jane, Kamala Haris…et Folcoche !
Pourquoi ?
Parce que Louise Bartoli est une femme de tête. Je crois qu’elle est cultivée et autoritaire. Elle peut aussi faire un peu peur, comme Folcoche. Elle est politique comme Kamala et une cow-girl comme Calamity Jane
Vous ressemble-t-elle un peu ?
Oui, mais en +, +, +… Plus énervée, plus riche, plus de problèmes de famille que moi, ce qui déjà… Elle est vraiment + !
Lors de la première projection de la série il y a quelques jours à M6, vous paraissiez surprise en découvrant la première confrontation entre Louise, votre personnage, et sa nièce Théa (Marion Aymé)…
Oui, c’est vrai ! Le résultat, ce n’est pas pareil. C’est un peu comme la météo, il y a le ressenti et le résultat. Au ressenti, il se passe des choses et puis quand vous le voyez, vous faites : "Ah, quand même !" Je me suis trouvée un peu dure, pas pareille, un peu moins souriante. Je n’ai pas l’habitude de me voir comme ça. C’est vrai que je ne savais pas que j’avais cette tête-là quand je n’étais pas contente ! Et la pauvre Marion Aymé, elle me fait de la peine. Je l’aime tellement !
Repensez-vous à cette scène maintenant, quand vous vous mettez en colère ?
Non ! Mais je me sers de Louise Bartoli pour ne trop rentrer dans la sensiblerie car je peux être sujette à ça et à l’émotionnel. Elle me sert donc aussi dans la vie. C’est une cohabitation assez géniale.
Helena Noguerra défend Gabriel (Jean-Baptiste Maunier), son fils de fiction
Louise est la directrice de l’hôtel Bartoli. Vous tournez donc dans ce beau Château Capion près de Montpellier. Vous devez faire des jaloux, non ?
Ah sans doute ! J’ai vraiment tiré le gros lot ! Le cadre est très beau. On est quand même dans la nature, au milieu des vignes, et pas enfermés dans les studios. C’est aussi un lieu rafraichissant. On ne le voit pas à l’écran mais il y a une rivière donc nous pouvons aller nous rafraichir. Il y a peut-être des jaloux mais comme nous nous aimons tous, je pense que ce n’est pas un problème (rires).
Jean-Baptiste Maunier (Gabriel) assure que le public va détester son personnage. Que diriez-vous pour défendre votre fils de fiction ?
Qu’il est très sensible ! Vous allez voir qu’il y a beaucoup de blessures et que tout le monde a un secret. On a tous des passés douloureux, et Gabriel aussi. Je pense que c’est un personnage qu’on va beaucoup aimer. Souvent, les gens qui mordent, malheureusement, sont très abîmés. C’est le cas de son personnage et de celui de Louise.
Le rythme est intense sur le tournage d’une série quotidienne. Vous qui faites beaucoup de choses, avez-vous pensé au fait que vous allez peut-être devoir refuser des projets pour Nouveau jour ?
Oui et au début, je me suis dit : "Mon Dieu, qu’est-ce que j’ai fait ?". Maintenant, je suis amoureuse de ce projet, de mon personnage, du système de fabrication. Je l’ai compris et assimilé. Donc j’ai passé ce moment douloureux et là, je commence à entrevoir la cohabitation avec d’autres projets. Je me dis que dans un an, je pourrais sans doute reprendre le théâtre. Je me suis aussi remise à écrire des chansons, j’ai des projets de romans… La machine Noguerra est repartie ! On dirait Alain Delon qui parle de lui, merde (rires) ! J’ai été habitée, il est passé et il est parti (rires) !
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Vous êtes comédienne, auteure, chanteuse et aussi mannequin. Y-a-t-il un domaine, dans lequel vous n’êtes encore jamais allée, qui vous tenterait ?
Je ne le ferais pas mais j’aurais adoré être danseuse. Peut-être dans un spectacle du 3è âge (rires) ! C’est bientôt, on y entre à l’âge de 60 ans. On a la carte vermeil. J’aurais adoré faire plein de choses. Je reviendrais dans d’autres vies.
Le 3è âge vous fait-il peur ou vous l’acceptez sans problème ?
J’aime bien même si ce n’est pas si simple. Mais je cohabite bien avec ça car il y a l’idée d’une vie traversée jusque-là de manière libre et joyeuse. Je retiens surtout le bon. Ce que j’aime bien, c’est être celle qui a l’expérience, qui peut transmettre, qui peut tenir la main comme avec Marion Aymé. J’aime bien être "la dame qui sait". Après, je vieillis, j’ai mal partout. Ça tombe ici, et pas là. Mais pour l’instant, ça va. J’aime cette traversée. De toute façon, on y va tous (vers le 3e âge, ndlr). J’ai beaucoup travaillé et beaucoup lu pour accepter de ne pas souffrir.
Nouveau jour est diffusé du lundi au vendredi à 20h35 sur M6
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