"Des secrets de famille, liés à nos jeux d’enfance, vont resurgir"
Une nouvelle famille rejoint la série. Que pouvez-vous nous révéler ?
Malik Zidi : Michaël, mon personnage, est proche de Chloé, sa cousine. Enfants, ils ont fait les quatre cents coups dans l’hôtel que son épouse, Albane (Charlotte Boimare, ndlr),vient d’hériter de son oncle. C’est un lieu à la fois magique et intrigant. Ma femme et moi avons donc quitté notre vie parisienne, pour en devenir les gérants.
Entre Chloé et Michaël, tout va bien. En revanche entre elle et Albane, c’est différent, non ?
Oui, ça se passe moins bien entre elles, ça grince un peu. Il y a comme des rancoeurs. Des secrets de famille, liés à nos jeux d’enfance, vont resurgir. Il règne une atmosphère très mystérieuse avec beaucoup de suspense. Cela me fait penser aux films d’Hitchcock.
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Vous avez deux enfants à l’écran. Quel genre de père est Michaël ?
C’est un papa gâteau, tendre et protecteur. Mais aussi traversé par des émotions puissantes, car il déteste les injustices. C’est un homme jovial et droit. Mia (Yaël Ciancilla), sa fille de 12 ans, est handicapée de naissance et clouée dans un fauteuil roulant. Son fils, Octave (Louis Durant), 14 ans, est un grand sportif, très costaud. Ils s’entendent bien. Mais ils ont quitté leur collège, leurs amis et sont un peu angoissés.
Quand une famille entière débarque dans une série, on imagine que ce n’est pas seulement le temps d’une intrigue…
Effectivement, cela devrait s’inscrire dans la durée, et c’est plutôt une bonne nouvelle.
"Jouer dans une série quotidienne, c’est un peu une drogue… douce"
Aviez-vous déjà travaillé avec Ingrid Chauvin ?
Non, et c’est vraiment merveilleux. Je ne m’attendais pas à quelqu’un d’aussi ouvert, délicat, sympathique, naturel. Quant à Alexandre Brasseur, nous avions joué ensemble il y a plus de vingt ans, dans un téléfilm avec Jean Yanne.
Tourner dans un feuilleton quotidien, n’est-ce pas risquer de s’enfermer dans un rôle ?
J’ai 49 ans et un petit bagage derrière moi. Pour les jeunes qui débutent, cela peut être un piège doré, mais c’est aussi une excellente école. J’invite les acteurs un peu snobs, qui dénigrent les séries quotidiennes, à venir faire un tour ici. C’est du sport, un vrai marathon. Je n’ai jamais joué autant de scènes de ma vie, de cascades, d’émotions. C’est comme si on faisait trois films en un mois. Au cinéma, il faut trouver une chaise pour attendre. Là, ça s’enchaîne, sans répit. C’est assez grisant. Jouer dans une série quotidienne, c’est un peu une drogue… douce.
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Comment organisez-vous votre vie personnelle en tournant à Sète ?
J’ai pris un abonnement au TGV, j’ai une carte de fidélité et je fais l’aller-retour tous les week-ends. Le train est devenu mon nouveau bureau : avec des trajets de 3 h 30, j’ai le temps d’apprendre mes textes !
Avez-vous d’autres projets ?
Je vais tourner avec Emmanuelle Bercot un film d’action réalisé par Guillaume de Fontenay, en octobre, décembre et janvier prochains, à Essaouira et à Casablanca, au Maroc. Je suis très content d’avoir ce projet en plus de Demain nous appartient, qui me permet d’exercer mon métier de différentes manières. C’est bien la preuve qu’être dans une quotidienne n’empêche pas de faire autre chose. Il suffit d’informer les producteurs en amont…