Comment s’est passée l’arrivée de Benoît à Sète ?
Jean-Baptiste Maunier : Plutôt bien… au début, en tout cas ! (Rires) Benoît est un professeur souvent en déplacement. Son installation à Sète lui a permis de retrouver son amie d’enfance, Lisa (Naïma Rodric), avec laquelle il partage un drame similaire : l’assassinat de leurs parents respectifs. Les siens ont été tués quand il avait 17 ans. C’est une personne réservée, timide. Sensible, aussi. Au lycée Agnès-Varda, il s’est bien intégré. Mais c’est sûr que depuis son arrivée, il s’est passé beaucoup de choses…
Effectivement, à peine débarqué, le voilà déjà mêlé à des drames…
Oui. Il est très vite accusé par Lisa d’être le tueur d’Argenteuil, un serial killer qui sévit dans la région et dont les méthodes semblent similaires à celles utilisées pour faire disparaître les parents de Lisa et les siens.
Comment Benoît vit-il ces accusations ?
Le plus dur, pour lui, c’est qu’elles viennent d’une amie. Il se sent trahi et va tout entreprendre pour lui prouver qu’il n’est pas le tueur. Il va devoir prendre les choses en main…
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Est-ce agréable d’incarner un personnage aussi ambivalent ?
Franchement, c’est très plaisant. Je fais aussi ce métier pour jouer des choses différentes, pour aller chercher l’effroyable au plus profond de moi. C’est fabuleux. Je m’amuse beaucoup à jouer cette ambivalence, car cela passe par le corps, les regards, les mimiques… J’ai aussi accepté de venir dans cette série parce qu’avec le rôle de Benoît, je pouvais me permettre beaucoup, comme jamais auparavant.
Ce qui est drôle, c’est que vous avez un physique angélique. On vous donnerait le bon Dieu sans confession !
C’est effectivement ce qui était précisé dans les notes du casting… Impossible d’imaginer Benoît commettre des crimes atroces. C’est d’ailleurs souvent le point commun entre des tueurs en série : ce sont toujours des voisins charmants, polis, sans histoires…
C’était une envie personnelle de travailler pour une série comme Demain nous appartient ?
Oui. Même si j’ai déjà participé à des formats de 6 x 52 min, c’était quelque chose que j’avais envie de tester depuis un moment. Une série quotidienne, c’est forcément un autre rythme. Quand je suis arrivé pour la première fois sur le plateau, je me suis dit : « Waouh ! » C’est incroyable le nombre de personnes qui y travaillent, la vitesse à laquelle il faut mettre en boîte les séquences, c’est intense. C’est aussi une autre école, j’y apprends à jouer différemment.
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Les allers-retours à Sète ne sont pas trop compliqués pour le jeune papa que vous êtes (son fils, Ezra, est né en septembre 2019, ndlr) ?
Ce n’est pas toujours évident, effectivement, surtout dernièrement, avec les grèves… Mais on s’organise !
Est-ce que vous pensez, un jour, montrer Les Choristes à votre fils ?
Oui ! À 3 ans et demi, il a déjà écouté les chansons du film. Ce qui est sûr, c’est que je lui montrerai d’abord Les Choristes avant Demain nous appartient. Je ne suis pas sûr qu’il comprenne tout ! (Rires)
INTERVIEW AMANDINE SCHERER