Clément Massy (Tout pour la lumière) : « J’avais de la rancoeur vis-à-vis des parents d’Eden » (EXCLU)

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:34
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INTERVIEW. Demi-finaliste de la saison 13 de The Voice l'an dernier, Clément Massy fait ses premiers pas prometteurs de comédien dans la peau d'Eden sur TF1 et se confie à Télé 7 Jours...

Tu as été révélé dans la saison 13 de The Voice. Souhaitais-tu déjà devenir comédien ?

Clément Massy : C’est quelque chose qui m’a longtemps travaillé, mais je n’avais pas les clés, je ne savais pas comment faire pour y arriver. On m’a offert cette chance après The Voice. Mais j’ai toujours voulu être acteur, et je rêve d’incarner un super-héros. J’avais déjà passé des auditions pour des comédies musicales, qui étaient davantage axées sur le chant. C’était mon premier casting d’acting et ils ont été extrêmement patients, parce qu’ils voyaient le potentiel et ce qu’ils pouvaient m’apporter avec du coaching.

Comment as-tu vécu tes premiers jours de tournage dans Tout pour la lumière ?

C’était génial, il y avait un truc magique et en même temps, je me demandais si j’étais à ma place. C’est impressionnant d’entendre pour la première fois "Moteur… Action !". Il y a énormément de gens sur le set, c’est comme mettre les pieds dans une fourmilière. Et surtout, mes toutes premières scènes étaient tournées à l’extérieur, il y a les passants qui regardent. Ça peut être intimidant, mais j’ai adoré. Ça me donne envie d’accéder à de nouveaux rôles.

Jouer dans un feuilleton quotidien avec rythme de tournage effréné pour le premier rôle de sa carrière, c’est compliqué ?

C’est comme une masterclass, je suis en phase d’apprentissage. Avoir un rythme de dingue permet de se poser moins de questions, d’aller à l’essentiel et de faire ses armes beaucoup plus vite. Et ce qui fait que j’aime autant le personnage d’Eden, c’est qu’il traverse beaucoup d’émotions différentes. C’est formidable pour apprendre à jouer rapidement des choses aussi variées. Sur le tournage, on voit comment les uns et les autres font, c’est le meilleur moyen d’apprendre. 

Clément Massy alias Eden dans Tout pour la lumière : "Je rêve de jouer un super-héros

Eden apprend régulièrement des lourds secrets de famille qui le touchent directement. Les connaissais-tu dès le départ ?

Absolument pas, j’avais seulement lu les dix ou quinze premiers épisodes. Je savais qu’Eden aurait de nombreux épisodes de crises identitaires, mais volontairement, je n’avais lu les détails que dix jours avant de jouer les scènes pour garder mes réactions les plus spontanées possibles.

Comment as-tu réagis lors de ces révélations ?

Je me suis dit : mais, comment ils ont pu lui faire ça à ce pauvre gamin qui n’a rien demandé depuis le début ? On a l’impression que le destin s’acharne sur Eden depuis soixante épisodes. Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter ça ? J’avais un peu de rancoeur vis-à-vis de ses parents. On lui demande beaucoup de prendre sur lui et d’être compréhensif alors qu’il n’a que 17 ans. C’est dur ce qui lui arrive, quand même ! On lui demande de tolérer énormément de choses, de continuer d’aller en cours ou aux castings… N’importe qui aurait vécu autant de choses en si peu de temps voudrait foutre le camp de cette famille ! (Rires)

Comment t’es-tu préparé pour la scène déchirante où Eden apprend que sa famille lui a menti sur l’identité de sa mère biologique ?

C’est très complexe, ce ne sont pas des choses auxquelles on peut se référer dans la vraie vie, ça n’arrive pas tous les jours… Pour entrer dans l’émotion, j’ai utilisé la musique. J’ai écouté des albums que j’aime, du Chappell Roan ou des chansons qui résonnent fortement avec moi, ou qui arrivent à me réinitialiser par leurs paroles ou leur mélodie, comme Zéro de Maxence. Ça me met dans une forme de stase en terme d’énergie. Je peux alors encaisser les révélations, l’armure d’Eden est complètement tombée. Il est complètement désabusé par ce qu’il apprend.

Tu as également vécu un tournage dans la mer,  lorsque Swann sauve Eden de la noyade après sa chute…

C’était une journée hyper intense. C’était un terrain très accidenté, je pouvais facilement me faire mal. Et on était au début du tournage, c’était mes premières cascades. L’eau était extrêmement froide, aux alentours de 12 degrés. Ça a duré près d’une heure, mon front était devenu rouge, marqué par la morsure du froid, le sel… Il y avait des plongeurs avec nous, au cas où on aurait été affaibli par le choc thermique. Et c’était avec Aurélien Wiik, quand même ! Tourner avec lui, c’est hyper impressionnant. Mais une fois qu’on a mis tout ça de côté, on prend le pli.

Retrouvez Tout pour la lumière en streaming sur Netflix et TF1+, et du lundi au vendredi à 18h00 sur TF1.

Par
Jordan Landreau