Votre personnage, qui a de multiples facettes, cache aussi des secrets…
Claire Keim : Oui. J’étais intriguée par cette femme et j’avais envie d’explorer ses entrailles. Elle est forte, en apparence, mais il ne faut pas trop la secouer, sinon tout s’effondre. Cette fragilité m’a plu, elle doit trouver un écho en moi…
Diriez-vous que Julia Scola vous ressemble ?
Peut-être un peu. J’ai souvent l’impression que ce n’est pas moi qui vais vers ce genre de rôles, mais eux qui viennent à moi. Le fait que l’on me propose d’incarner ce type de profil me plaît. J’aime les secrets. Et cette femme, dont on devine qu’elle n’a pas eu un parcours facile, est aussi très digne. J’avais envie qu’elle m’apporte sa droiture. C’est un personnage que j’admire.
Dans sa brigade, elle voit débarquer Novak, son ex, un ancien avocat devenu commissaire. Celui-ci est joué par Lannick Gautry, votre partenaire dans le téléfilm Nom de code : Rose, en 2012. Vous étiez contente de le retrouver ?
Beaucoup ! Nous étions presque en famille, avec lui et Zinedine Soualem. Au casting, il y a aussi Waly Dia. Je n’en revenais pas que Waly soit là : pour moi, c’est le sniper de France Inter, que j’écoute avec délectation. Il fait partie de ces gens dont l’existence me réjouit. Tout comme Noémie Chicheportiche, avec qui j’ai beaucoup chanté, entre les prises, et qui a été mon rayon de soleil sur ce tournage parfois un peu glauque.
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Qu’y avait-il de déplaisant ?
Chaque épisode a pour toile de fond une enquête criminelle, alors ce n’est pas toujours drôle. Je n’aime pas les faits divers et m’en tiens éloignée le plus possible. Et si, en plus, ça touche des enfants, je fuis !
La série aborde aussi la difficulté d’être une femme dans la police, et qui dénonce des abus. Ce type de fiction peut-il avoir un rôle pédagogique auprès du public ?
Peut-être. Une chose est sûre : il serait anachronique de ne pas évoquer ces sujets d’actualité. Maintenant, la fiction n’a pas forcément vocation à les traiter outre mesure. Elle fait juste le triste état des lieux d’une époque, d’une profession, et montre que les violences faites aux femmes existent dans tous les milieux.
Dans les flash-backs qui ponctuent la série, une petite fille incarne Julia, enfant. Quel regard portez-vous sur ces petits comédiens ?
Les enfants sur les tournages ? C’est quitte ou double ! Soit ils sont là de leur propre chef, et c’est du caviar, soit ils sont là par obligation, et c’est moins plaisant. Surtout pour eux. Si je devais imaginer ma fille sur un plateau de tournage, je pense qu’elle serait comme une poule qui aurait trouvé un couteau ! (Rires) Je ne la vois pas du tout dans ce monde-là ! Maintenant, si elle exprime un jour l’envie de faire ce métier, je l’accompagnerai, mais je ne suis pas du tout certaine que ça la branche.
Entre Maman a disparu (France 3), Renaissances (TF1) et Écho (M6), vous avez beaucoup travaillé, ces derniers temps…
Oui. Là, je vais faire une pause, pour recharger mes batteries et me remettre à la musique, car ça me manque terriblement. I
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