Qu’est-ce qui vous a convaincue de vous glisser dans les tailleurs couture de Laure Mondo, cette femme cynique et déterminée ?
Claire Keim : On me propose souvent des rôles d’enquêtrice, avec une trajectoire personnelle bouleversante. Mais dans cette comédie policière débridée, qui tient presque de la BD, les personnages sont plus grands que nature. C’est le cas de Laure, qui est une adorable psychopathe. Incarner une héroïne d’une telle fantaisie était donc très tentant. Pour une fois, je n’étais pas tenue par un réalisme plombant, j’ai pu colorier en débordant…
Comment avez-vous dessiné les contours du personnage ?
En m’autorisant toutes les extravagances sans craindre le ridicule. Après un traumatisme, Laure a décidé de prendre le contrôle total de son existence, jusqu’à se déconnecter de ses sentiments. Tout l’inverse de moi, qui suis à la merci du moindre petit papillon émotionnel ! Elle est si forte que, rentrer dans ses chaussures, c’est déjà prendre de l’envergure… et c’est vraiment très satisfaisant !
Elle s’attache les services de Pica, campée par Clémence Lassalas, une jeune femme bienveillante et débraillée. Le choc des cultures…
Oui ! Confronter le clown blanc et l’auguste est une vieille recette que l’on adore. Leur rencontre explosive m’a tout de suite séduite. Pour des acteurs, c’est du petit-lait ! Avec Clémence, on a beaucoup ri. C’est quelqu’un de très attachant, qui ne fait pas de cinéma. Ça fait du bien dans ce métier…
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Seriez-vous partante pour une suite ?
Si le public adhère, je serai ravie de retrouver Laure, à laquelle je me suis beaucoup attachée. Sa personnalité aux mille facettes autorise tellement de chemins ! J’ai mille idées pour la confronter à plein de situations… Que les auteurs m’appellent ! (Rires)
Quinze ans après Où il pleuvra, vous enregistrez votre second disque. Quelle est sa tonalité ?
Cet album, que je produis, est mon bébé absolu : les épreuves que j’ai traversées ont influencé mes chansons. Le disque parle de chagrin, de colère et de révolte. Certains mots et mélodies se sont imposés. C’était presque paranormal !
Un meurtre (presque) parfait, lundi 3 novembre à 21h10 sur TF1