Tropiques criminels – Béatrice de La Boulaye évoque les scènes de nudité : « C’était un petit défi »

Publié le 24 mai 2024 à 12:44
MARIE-ANGELIQUE STEAVY / FTV
Béatrice de La Boulaye, qui prête son espiègle énergie à la capitaine Gaëlle Crivelli, se réjouit de l’évolution de son personnage. Et de retrouver chaque année les Antilles, qui l’ont conquise… 

Au cours de cette saison, Gaëlle Crivelli a laissé un peu tomber le masque et a révélé sa fragilité. Avez-vous apprécié cette évolution ? 

Béatrice de La Boulaye : C’était intéressant pour moi d’aller explorer la vulnérabilité de mon personnage. Jusqu’à présent, Crivelli s’était toujours planquée derrière son aplomb. Rien ne semblait pouvoir l’ébranler, mais là, elle doit gérer un stress post-traumatique. L’amitié d’Aurélien (Julien Béramis) va la guider vers la réparation. Je trouve chouette que ces deux personnages, qui s’aimaient déjà beaucoup, s’aiment de plus en plus… 

Elle essaie aussi tant bien que mal d’exercer son autorité sur Thaïs (Tya Deslauriers), sa petite protégée. Son principe d’éducation, c’est : « Fais ce que je dis, pas ce que je fais » ? 

La capitaine Crivelli est une contradiction sur pattes. Si cette femme n’a pas eu d’enfant, c’est qu’il y avait une raison : gérer quelqu’un d’autre, ce n’est pas du tout sa tasse de thé ! La voir se débattre dans cette pseudo-maternité est un vrai bonheur ! 

Crivelli et Mélissa Sainte-Rose (Sonia Rolland) se sont beaucoup rapprochées. Diriez-vous qu’elles sont aujourd’hui amies ? 

Autant elles sont complices dans leur boulot, autant, quand on les voit cohabiter, on constate que ce n’est pas encore gagné ! (Rires) Elles se respectent, s’admirent et déteignent l’une sur l’autre. Mais elles mettent un point d’honneur à ne jamais se l’avouer, ou à exprimer des sentiments tendres. C’est presque une pudeur masculine. 

En parlant de pudeur, on les voit toutes les deux dénudées lors du premier épisode. Était-ce une scène délicate à mettre en boîte ? 

C’était un petit défi, mais on se fait vite à la nudité. Et puis, comme j’ai souffert d’un cancer du sein deux ans avant ce tournage, ce moment a été libérateur. C’était une belle revanche sur la maladie de se dire que l’on peut vivre avec, que l’on peut même jouer à poil… (Rires) 

Éprouvez-vous toujours autant de plaisir à retourner à la Martinique pour ce tournage ? 

Bien sûr ! Chaque année, on s’immerge au sein d’une famille que l’on aime et d’une culture qui nous imprègne. J’explore là-bas des parties de moi différentes. Je sais que mon coeur est de plus en plus martiniquais. Je commence même à parler parfois avec l’accent créole, sans le faire exprès ! 

Vous mettez actuellement en boîte la saison 6. À quoi pouvons-nous nous attendre ? 

À de plus en plus de comédie. Au départ, Tropiques criminels était un polar divertissant. C’est en train de devenir une comédie policière. Et ça nous plaît beaucoup : les auteurs de la série nous régalent ! 

À la rentrée, vous reviendrez sur scène avec votre spectacle Héroïnes, dans lequel vous évoquez celles qui ont marqué votre vie. Si vous deviez n’en retenir qu’une, ce serait qui ? 

Joséphine Baker, que Sonia Rolland m’a fait découvrir. Quand j’étais petite, mon projet de vie, c’était de rire, danser, jouer, échanger avec le monde. Bref, d’être un mélange entre Cat’s Eyes et Mère Teresa. Et ça, c’est un peu Joséphine Baker. Elle a ri toute sa vie, dansé, chanté, et, en même temps, elle a été résistante et adopté douze enfants. Une vraie héroïne ! 

Tropiques criminels, vendredi 24 mai à 21h10 sur France 2

Par
Katia de la Ballina