Tomer Sisley : « Pour moi, l’aventure Balthazar est terminée »

Publié le 9 février 2023 à 12:29
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Alors que l’ultime saison de la série policière est diffusée sur TF1, l’acteur revient sur ce personnage à la fois attachant et horripilant, qu’il a façonné.

Où en est Balthazar, dans cette saison ? 

Tomer Sisley : Au début, il était en cavale, recherché par tout le monde. Il se cachait tout simplement au Maroc. Je discute beaucoup avec les scénaristes, et on avait parlé assez tôt de cette mise en situation. J’avais envie de paysages exotiques. Avec cette cinquième saison, l’idée était de renouer avec l’ADN du personnage et de la série, c’est-à-dire le côté good vibrations, solaire de Raphaël. J’ai aussi insisté sur la présence de son pote drag-queen, une figure que l’on retrouve au fil des épisodes. J’avais envie de mettre ces performeurs à l’honneur. 

Vous pensez que Balthazar, vu son succès, est aussi un marqueur de l’évolution de la société ? 

Je n’ai pas cette prétention, mais à défaut d’être un marqueur de société, cette série très populaire peut la refléter. C’est une petite pierre, un jalon pour ouvrir les esprits. L’art des drag-queens est un art majeur, qui influence énormément la mode. Madonna leur doit beaucoup. 

Peut-on dire que Raphaël Balthazar est encore plus agaçant et irritant qu’avant ? 

Plus ? Non ! C’est son ADN. Mais j’adore qu’on le pense… Ça signifie que l’on a réussi notre coup, en le ramenant à son côté espiègle, enfantin, sale môme. 

Si vous aviez un pote comme lui, comment réagiriez-vous ? 

Est-ce que j’en ai un ? Oui… En plus, il est connu. Moi, ça m’amuse. Il ne faut vraiment pas prendre Balthazar trop au sérieux. 

Dans cette saison, il est au volant d’une voiture singulière, une Shelby Cobra… C’était à votre demande ? 

Oui, je me bats depuis la première saison pour l’avoir. Je suis très impliqué dans cette série, beaucoup plus que certains ne l’imaginent, et cela va jusqu’au choix des voitures : la Mustang, l’Audi Quattro, la Cobra… La plus compliquée à trouver, c’était l’Audi, sur la saison 4. 

Sans révéler la fin, la série s’achève par une jolie pirouette. Est-ce que l’on pourrait imaginer un spin-off de Balthazar ? 

Je pense qu’il y a des gens qui l’ont déjà imaginé. Mais sans lui ? Je ne sais pas. (Rires) 

Alors, s’il y a un spin-off, ce ne serait pas avant 2024, puisque vous êtes occupé par un nouveau tournage, n’est-ce pas ? 

Pour moi, l’aventure Balthazar est terminée. Sauf si le producteur de cette éventuelle série dérivée me propose de la coproduire, et dans ce cas, je pourrais m’impliquer dans le processus créatif. Pour l’instant, ce n’est pas le cas, mais je leur souhaite tout le succès du monde, si l’aventure se poursuit. 

Vous venez de débuter le tournage de Largo Winch 3, avec James Franco (alias le Bouffon vert de la trilogie Spider Man) dans le rôle du méchant… 

Oui, on commence à travailler le 6 février, en Bulgarie, puis on prendra la direction de la Thaïlande et de la Belgique. Le scénario n’est pas adapté de l’une des BD. Et il y sera question du fils de Largo et de la green economy. 

Balthazar : jeudi 9 février à 21h10 sur TF1

INTERVIEW FRÉDÉRICK RAPILLY 

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