Tomer Sisley (Balthazar) : Ce gros mensonge qui lui a permis de lancer sa carrière

Publié le 10 mars 2022 à 11:54
Starface
"Balthazar" est de retour ce jeudi 10 mars 2022, à 21h10 sur TF1, pour une quatrième saison inédite. Entretien avec Tomer Sisley, en couverture du nouveau Télé 7 jours.

Si l’on vous dit "borderline", un mot qui revient souvent à propos de Balthazar, vous pensez à quoi ?

Tomer Sisley : À l’expression "jouer avec les limites". Moi, j’associe plutôt ce mot à quelque chose de péjoratif. Mais Balthazar, spécifiquement, est borderline parce qu’il sort des sentiers battus et qu’il flirte avec la légalité, dans son métier de médecin légiste. Pour se démarquer, il faut parfois être borderline…

Comme vous, non ?

(Il hésite) Disons que ce n’était pas gagné, et je me suis battu pour faire ce métier. À la base, je ne suis même pas français (il est né à Berlin-Ouest, ndlr) et je n’ai été naturalisé qu’à 26 ans. Mais j’ai quasiment toujours vécu en France. Mes parents se sont séparés, et j’ai retrouvé mon père dans le Sud quand j’avais 9 ans. Et, pour devenir comédien, j’y suis allé en m’accrochant avec les dents !

Que voulez-vous dire ?

J’y suis allé au culot, dès mon premier "premier rôle", pour Studio Sud (diffusé sur M6, en 1996, avec Séverine Ferrer). Cette sitcom se voulait une sorte de Fame à la française, et les producteurs cherchaient des chanteurs, des danseurs, des musiciens… Rien pour moi. Je vais pourtant au casting. Je pipeaute, en disant que je chante dans un groupe nommé "Les Passants". On me demande si j’ai un truc à faire écouter. J’invente une histoire de maquette enregistrée, dont l’unique exemplaire a été envoyé à une maison de disques… mais, promis, je vais bientôt la récupérer ! On m’invite alors pour un autre casting, décisif, avec pour consigne de répéter un morceau. Je trouve un bar karaoké et je m’entraîne comme un fou. Le jour de l’audition, j’ai fait la pire reprise de Stand By Me, de Ben E. King, jamais entendue dans l’uni- vers. Des oreilles ont saigné ! Mais j’ai fait rire tout le monde et j’ai eu le rôle. Ça, c’était borderline (…)

Une interview réalisée par Frédérick Rapilly, à lire en intégralité dans le magazine Télé 7 jours. Disponible dans les kiosques.

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