Quel est le thème de cette saison ?
Jérémie Laheurte : La police des moeurs. Un service brutal, intrusif, au service d’un ordre moral puritain et homophobe, qui se fiche des libertés individuelles. Tout le monde peut tomber sous son trident. Elle utilise l’alibi de la syphilis pour appliquer une répression impitoyable. Ça laisse la porte ouverte à tous les chantages, dont l’issue peut s’avérer fatale.
Comment a évolué l’inspecteur Jouin, votre personnage ?
Dans la première saison, c’était un jeune inspecteur naïf. Cinq ans se sont écoulés. Il s’est marié, a un enfant. Il a de l’expérience, mais a gardé ce côté incorruptible, épris de justice et rebelle à la hiérarchie, ce qui l’isole un peu plus de ses collègues. Ce flic n’hésite pas à utiliser des moyens pas très orthodoxes et à fréquenter des voyous.
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Justement, la marginalité semble être le fil rouge de votre carrière. Vous avez débuté dans le téléfilm Punk (2012). D’où vous vient cette attirance pour le borderline ?
J’ai toujours été révolté par l’injustice. Je suis actuellement à l’affiche du film Du crépitement sous les néons, de Sherazade Khalladi et Rémy Lasource. Pour payer ses dettes, un type solitaire va accepter de convoyer, jusqu’en Espagne, une prostituée nigériane prisonnière d’un réseau. Un road movie bouleversant. J’ai aussi deux projets, dans lesquels j’aurai le rôle principal, et une saison 3 de Paris Police 1905 est en écriture.
Paris Police 1905 : lundi 19 décembre à 21h10 sur Canal+
INTERVIEW HACÈNE CHOUCHAOUI