« On a eu deux ou trois coups de chaud… » : Arnaud Ducret évoque le tournage à Marseille de Mercato (TF1)

Publié le 14 mars 2024 à 10:10
© JULIEN CAUVIN / ITINERAIRE PRODUCTION / UGC / TF1
Dans cette série policière en huit épisodes, le comédien incarne un flic parisien maladroit, qui se retrouve parachuté à Marseille. Entretien...

Qui est Thomas Chevalier, votre personnage ? 

Arnaud Ducret : C’est un flic de la brigade financière de Paris. Il est excellent dans son domaine, mais totalement inapte aux enquêtes de terrain. En résumé, Thomas est plus comptable que flic. Alors qu’il se trouve à l’aéroport, avec ses deux enfants, le policier intervient pour libérer la nouvelle recrue de l’OM, victime d’une prise d’otage, et le blesse. En guise de sanction, il est muté à Marseille, à la tête d’un groupe de trois flics aux méthodes peu orthodoxes, dont la lieutenante Nora Kader (Manon Azem), qui brigue sa place. C’est le début de la galère. 

Mais n’était-il pas déjà malheureux dans sa vie de famille ? 

En effet, sa femme est en train de se barrer avec l’un de ses supérieurs hiérarchiques à la financière. Tout lui tombe dessus. C’est un anti-héros, qui a quand même des moments de bravoure, avec sa tête plutôt qu’avec ses poings. 

Il rappelle Gabriel Martinet, que vous jouiez dans la série Parents mode d’emploi, sur France 2… 

C’est vrai que lorsque je me retrouve à jouer avec des gosses, je ne peux m’empêcher de penser à ce personnage débordé par ses enfants. Ce rôle m’a aussi touché parce qu’il évoque ces papas séparés qui n’ont pas la garde de leurs enfants. 

A-t-il été aisé de tourner dans les quartiers difficiles de Marseille ? 

Ça s’est plutôt bien passé. On a quand même eu deux ou trois coups de chaud, à cause de gars qui ont tenté de monnayer l’autorisation de tourner dans ces quartiers. On est même tombés par hasard sur « un vrai point de chouf » (lieu de deal, ndlr) avec un gars en cagoule qui contrôlait les entrées et les sorties du secteur. 

La présence du rappeur marseillais Kofs, de son vrai nom Foued Nabba, qui joue l’un de vos adjoints Ange Colona, a-t-elle aidé à pacifier les choses

Oui et non. Les jeunes l’aiment bien, mais on a pu surtout compter sur le concours de producteurs plutôt largement implantés dans la cité phocéenne, lesquels nous ont bien facilité la tâche. Mais bon, il ne faut pas dramatiser. Les Marseillais ont été dans l’ensemble très sympas. On est plus dans une comédie policière, genre Taxi, que dans Bac Nord. J’espère que les téléspectateurs auront envie de visiter la ville en regardant la série. 

Vous alternez avec bonheur les drames et les comédies. Est-ce un parti pris ? 

C’est vrai, j’ai eu quelques rôles dramatiques, comme dans Un homme ordinaire (2020 sur M6, ndlr), où je jouais un type inquiétant inspire de Xavier Dupont de Ligonnès, ou Mensonges (2021) sur TF1, avec Audrey Fleurot, dans lequel j’incarnais un chirurgien accusé de viol. Aujourd’hui, je veux surtout me consacrer à la comédie. J’ai envie d’aventures. Mon enfance a été bercée par des films comme La Grande Vadrouille, L’As des as ou Le Spécialiste. Il se trouve que dans Mercato, il y a tous ces ingrédients : humour, courses-poursuites, cascades, saut en parachute…

Avez-vous d’autres projets en perspective ?

Je suis aussi producteur et, à ce titre, je développe des projets pour TF1, ainsi qu’une comédie familiale. Mon rêve, c’est de jouer dans une comédie musicale. Si cela intéresse un producteur, je suis on ne peut plus partant !

Mercato, jeudi 14 mars à 21h10 sur TF1

Par
Hacène Chouchaoui