Miou-Miou médium dans Flash(s) : « Je suis parfois allée voir des cartomanciennes »

Publié le 28 mai 2025 à 7:30
FTV/Elzévir Fi
INTERVIEW. L’iconique comédienne renoue avec les visions de Claire, médium malgré elle, dans le second volet du polar de France 2..

Sur quelle affaire les fulgurances de Claire, votre personnage, la conduisent-elles à enquêter dans cet épisode intitulé Double vue ? 

Miou-Miou : Elle doit secourir Audrey, une femme qui se croit coupable du meurtre de son mari. Audrey est innocente, mais elle l’ignore, car elle est amnésique. Pour Claire, il faut absolument sauver cette femme d’elle-même et de ses certitudes… 

Elle fait équipe avec Mathilde, sa fille policière, incarnée par Marie Denarnaud. Dans le premier volet, elles renouaient après avoir été longtemps brouillées. Comment évolue leur relation ? 

Comme Claire a obtenu des résultats très concrets lors de la première enquête, elle est devenue consultante dans la brigade de Mathilde. Il y a beaucoup d’amour et de tendresse entre elles. Mais leur relation reste compliquée. Mathilde est à fleur de peau et ressent une certaine répulsion face aux fulgurances de sa mère. Elle s’inquiète pour sa propre fille, Rose, qui a, elle aussi, des flashs. Elle veut la protéger. 

C’est aussi le cas de Claire, qui essaie d’apprendre à Rose à apprivoiser sa double vue… 

Claire n’a pas « légué » à sa petite-fille sa double vue. Mais elle sait comment la gérer. Comme dans la vie, la transmission avec Rose se fait par l’exemple. Nos enfants observent notre façon d’agir, de raisonner. Ils en retirent ce qu’ils peuvent. Si j’ai toujours dit à mes filles (Angèle et Jeanne Herry, scénariste et réalisatrice, ndlr) qu’il fallait être indépendante financièrement, je n’ai pas imposé de grands principes. Chacune a traduit les choses à sa manière, selon son caractère. 

Vous êtes trois fois grand-mère. Avez-vous puisé dans votre expérience pour les séquences entre Claire et Rose ? 

C’est assez naturel pour moi. Mon premier petit-fils m’a appris à être grand-mère, et je lui ai appris à être petit-fils. J’aime ces relations qui sont spéciales. Je trouve extraordinaire la confiance que les enfants nous témoignent, et passionnantes la période de transformation des ados. 

Le don de Claire la pousse à venir en aide aux victimes. Cela la rend-il plus empathique ? 

Elle ne se pose pas la question en ces termes. Être médium n’est pas un choix. Elle ne peut pas échapper à ces fulgurances, qui la mettent souvent à l’épreuve. Quand elles surgissent, elle doit juste suivre ce qu’elle voit. Mais les personnes comme Mathilde, qui préfère la voix de la raison, ont besoin d’avoir des preuves. C’est là que se trouve la dissonance entre elles. 

Et vous, la croiriez-vous ? 

Oui, parce qu’il y a des preuves de ce qu’elle vit. Je ne réfute pas le surnaturel. J’aime l’idée des pressentiments… s’ils n’annoncent pas de drames. Mais quand ils font rêver, ils sont appréciables, non ? Avec des amies, je suis parfois allée voir des cartomanciennes. C’était assez drôle, ces femmes ont un vrai don. J’en garde un très bon souvenir. 

Vous tournez actuellement dans Été 36, la nouvelle saga historique de TF1. Pouvez-vous nous en dire plus ? 

Je joue une bourgeoise, qui, lors des premiers congés payés, voit arriver avec effroi ce que ses pairs et les industriels appelaient « les salopards en casquette ». Ça me fait rire, parce qu’avant d’être actrice, j’ai beaucoup travaillé en atelier. Je vais aussi tourner dans le prochain film de Thomas Lilti, où j’incarnerai, avec grand plaisir, la mère de François Civil.  

Flash(s), mercredi 28 mai à 21h10 sur France 2

Par
Katia de la Ballina