Vous incarnez Victor Mariani, un jeune capitaine de la SRPJ de Marseille…
Jérémy Banster : Victor a des méthodes à l’ancienne et a horreur de l’injustice et des enquêtes qui n’avancent pas. Il est parfois un peu « limite » et peut se mettre en danger, ou mettre en danger ses collègues, lors des interventions. Mais, même s’il a la tête dure, il reste un très bon flic.
Les thèmes de la filiation et de la transmission sont au cœur de cette fiction. C’est ce qui vous a séduit dans ce projet ?
Tout à fait. Ce sont des questions très présentes dans tout ce que je fais, que ce soit dans ma vie personnelle ou dans mes projets artistiques. La transmission est un sujet qui me hante et me donne envie d’avancer tous les matins. C’est pourquoi, quand les producteurs m’ont proposé le rôle, j’étais ravi de pouvoir aborder cela à l’écran. En plus, c’est un personnage que je n’avais pas encore eu l’occasion de jouer : un homme qui va être papa, mais n’a pas réglé ses propres histoires avec son père.
Justement, ce père est incarné par Francis Huster. Quel souvenir gardez-vous de votre collaboration ?
Ça s’est très bien passé. Francis est une personne très généreuse, qui aime la collaboration, le partage, la discussion… C’est aussi comme ça que je vois ce métier. Pour être un bon comédien, il faut avoir un bon partenaire. C’est la base ! On a eu une belle relation. On a beaucoup ri sur ce tournage, tout en étant très concentrés. On espère se retrouver très bientôt sur un nouveau projet.
Connaissiez-vous les îles du Frioul et les alentours, ou ce fut une découverte pour vous ?
J’y étais passé quelques fois, mais, grâce à cette fiction, je connais désormais parfaitement Marseille. Ou du moins très bien, pour un Parisien… (Rires) Nous avons tourné dans le centre-ville, dans les quartiers Nord, mais aussi au château d’If, ce qui était très compliqué. Accoster, pour débarquer le matériel et les techniciens, ce n’est pas évident, avec la houle. La météo était capricieuse. Mais nous avons réussi ce pari grâce au travail formidable des équipes de France Télévisions.
Cet épisode, Meurtres sur les îles du Frioul, a été sélectionné dans de nombreux festivals de fictions…
On a effectivement eu cette chance. Il a été présenté à Monte-Carlo, à Colmar, à La Rochelle, à Cognac, et on a fini par Luchon. Avec les producteurs, mais aussi la réalisatrice, Sylvie Ayme, et Francis Huster, on l’a accompagné un peu partout. Les retours du public ont toujours été très enthousiastes et chaleureux. On était ravis. Car c’est très rare, quand on fait de la télévision, d’avoir les réactions des gens en direct. Je leur en suis très reconnaissant.
Va-t-on vous revoir prochainement à la télévision ?
J’attaque le tournage d’un unitaire pour France 3 : il s’agit des Mystères de la duchesse, réalisé par Emmanuelle Dubergey.
Interview Camille Sanson
Meurtres sur les îles du Frioul : samedi 12 mars à 21h10 sur France 3