Meurtres à Sandhamn (Arte) – Le succès de la série à fait bondir les ventes de l’écrivaine Viveca Sten

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 17:28
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Adaptée des romans de la Suédoise Viveca Sten, la série Meurtres à Sandhamn a tout ce qu’il faut pour séduire les amateurs d’enquêtes policières nordiques. Et en particulier son cadre… mortellement idyllique.

Il se passe de drôles de choses sur l’île suédoise de Sandhamn et dans ses environs, à 50 kilomètres à l’est de Stockholm, la capitale. Il semblerait que l’on y meure de façon violente, plus souvent que l’on ne pourrait s’y attendre, du moins dans un petit port de pêche comptant une centaine d’habitants réguliers. Il est vrai que l’endroit attire aussi plus de cent mille visiteurs par an. Et qu’il s’agit d’une série télévisée ! La fiction prend parfois ses aises avec la réalité… C’est là, dans ce cadre paradisiaque, avec ces plans d’eau tranquilles, ces forêts de pins et cette atmosphère en apparence paisible, que l’écrivaine Viveca Sten a planté le décor de ses romans, adaptés pour le petit écran depuis 2010, sous le nom de Morden i Sandhamn (soit Meurtres à Sandhamn en français).

DES PRÉNOMS MYSTÈRES 

Depuis la septième saison, chaque épisode porte un prénom. Ce soir : Olivia. Qu’est devenue cette jeune fille qui s’apprêtait à célébrer ses 18 ans et à hériter, après la disparition de ses parents, de 26 millions de couronnes, soit un peu plus de 2,2 millions d’euros ? Au cours d’une excursion sur l’un des îlots autour de Sandhamn, avec un groupe d’adolescents pas très bien dans leur peau, Olivia disparaît. Ainsi que Sebbe, un garçon de son âge, qui a des problèmes d’addiction. Nathalie, la petite amie d’Olivia, est persuadée qu’elle a été enlevée. Mais par qui ? Pour quel motif ? Et comment se faire entendre, y compris par les policiers locaux, qui ne semblent pas vouloir la prendre très au sérieux…

Il y aura un mort, une prise d’otage, et bien d’autres rebondissements dans cet épisode qui, comme tous ceux de cette série, a la particularité de durer 90 minutes, et d’être envisagé comme un mini-film. Ce qui signifie que l’image est léchée et qu’un soin particulier est porté à la réalisation. On y retrouve les héros cabossés par la vie chers à Viveca Sten, soit l’inspecteur taiseux et sensible Alexander Forsman (joué par l’acteur norvégien Nicolai Cleve Broch) et l’ancienne procureure Nora Linde (Alexandra Rapaport), qui possède une maison de vacances sur l’île. « Tous les crimes ne sont pas perpétrés sur l’île même, prévenait en s’amusant l’auteure, dès 2013. Je ne peux pas tuer tous les habitants de Sandhamn, d’autant que j’ai promis dix volumes à mon éditeur. » Chose promise, chose due. L’écrivaine en a effectivement publié dix, en Suède. Tous traduits en français, sauf un, ainsi qu’un recueil de nouvelles. 

UN SUCCÈS EN LIBRAIRIE 

Grâce au succès de la série télé, l’écrivaine a vendu plus d’un million d’exemplaires de ses romans dans l’Hexagone. Le dernier, Chambre 505 (Éd. Albin Michel), vient de paraître et prolonge une nouvelle saga imaginée par l’auteure. Celle-ci a déplacé ses intrigues, quittant la mer Baltique pour emmener ses lecteurs au coeur d’une station de ski, à Åre, avec un nouveau duo de héros. Mais que les fidèles de Meurtres à Sandhamn se rassurent : il reste au moins six inédits à diffuser en France. Et il se pourrait bien qu’il y ait, un beau jour, une nouvelle fiction, baptisée Meurtres à Åre

Meurtres à Sandhamn, jeudi 14 novembre à 20h55 sur Arte

Par
Frédérick Rapilly