Meurtres à Porquerolles (France 3) – François Vincentelli en juge d’instruction : « J’aime faire des choses inédites »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 9:36
© Olivier MARTINO - FTV - 24 MAI PRODUCTION
Il a bientôt trente ans de carrière et incarne, pour la première fois, un juge d’instruction. Un très bon souvenir de tournage…

Quand on parcourt votre long CV, on a l’impression que vous avez déjà presque tout joué… 

François Vincentelli : J’ai campé de nombreux personnages, mais je ne m’étais encore jamais glissé dans la peau d’un juge d’instruction. Le rôle d’Arnaud Taillard m’a beaucoup plu, car j’aime faire des choses inédites. Et il en reste beaucoup ! 

Parlez-nous de lui… 

C’est un peu l’enfant du pays. Ses parents, Diane et Hubert, interprétés par Nicole Calfan et Didier Flamand, vivent sur l’île de Porquerolles. Juge installé à Hyères, Arnaud Taillard a la charge de toutes les instructions de la région. C’est un homme psychorigide, que sa femme a quitté, probablement à cause de sa sévérité. C’est également un père maladroit. Et avec sa fille, Alice (Erza Muqoli, exmembre du groupe Kids United), la communication n’est pas toujours facile… 

C’est un personnage coincé, qui va un peu se décrisper grâce à sa rencontre avec la fantasque commandante Charlie Landowski, interprétée par Charlie Bruneau… 

Tout à fait. À la suite du meurtre d’une artiste locale, ces deux personnages, que tout oppose, vont être amenés enquêter ensemble. Auprès d’elle, Taillard va fendre l’armure. Le juge va apprécier de plus en plus cette petite peste si éloignée de lui et finira par abandonner son costume trois pièces pour un look plus décontracté. 

Avec votre partenaire, vous aviez partagé l’affiche de  Philharmonia, une série dans l’univers de la musique classique, diffusée en 2019. Vous étiez content de la retrouver ? 

C’était un grand plaisir, évidemment. Dans cette série, créée par Marine Gacem et réalisée par Louis Choquette, Charlie incarnait la corniste Agathe Robinson. Moi, j’étais le percussionniste Yvan Borowski. Dans cet orchestre, nous étions les meilleurs amis. Lorsque j’ai appris que nous allions former un duo à l’écran, je n’ai pas hésité. J’attache beaucoup d’importance à l’équipe de tournage. Aussi bien au réalisateur qu’à mes partenaires de jeu. C’est essentiel quand on doit travailler ensemble quotidiennement, pendant plusieurs semaines. 

Vous aviez aussi tourné avec Nicole Calfan, en 2003… 

C’est vrai. Dans la saison 1 de la série Frank Riva, avec Alain Delon en vedette, j’avais partagé une scène avec elle. Nicole Calfan, c’est le charme absolu. J’étais flatté de la retrouver sur ce tournage, dans le rôle de ma mère. Didier Flamand, en revanche, je ne le connaissais pas. Mais on m’en avait beaucoup parlé, et tout le monde m’avait assuré que l’on allait bien s’entendre… C’est peu dire : Didier, c’est une très belle rencontre. Qu’est-ce qu’on a ri, sur ce tournage ! 

Le sublime parc national de Port-Cros sert d’écrin à cette enquête. Connaissiez-vous cet endroit ? 

Non. Je suis originaire du Cap Corse et, en matière de beauté, je ne pouvais pas imaginer qu’un autre endroit de la Méditerranée puisse rivaliser avec mon île. Porquerolles, Port-Cros, c’est sublime. Un lieu préservé, non fumeur, avec des sentiers balisés, où les voitures ne circulent pas. Il y a des balades sublimes à faire à vélo, à pied… C’est un autre trésor de la Méditerranée. 

Meurtres à Porquerolles, samedi 7 mai à 21h10 sur France 3

Interview Caty Dewanckèle 

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