Meurtres à Arles (France 3) – Élodie Poux : « J’ai vraiment pu me lâcher, être la caution humoristique de cet épisode »

Publié le 8 juin 2024 à 12:35
FTV
INTERVIEW. L’humoriste campe une lieutenante de police au caractère bien trempé, qui aide les deux héros à résoudre une affaire complexe, sur fond de folklore camarguais.

Jouer cette policière vous a-t-il amusée ? 

Élodie Poux : Oui, car on m’a demandé de faire mon « Élodie ». J’ai vraiment pu me lâcher, être la caution humoristique de cet épisode, qui n’a pas vocation à être drôle. Si le rôle n’a pas été écrit en pensant à moi, il se trouve que je correspondais parfaitement à la description du personnage, un brin décalé. J’ai aussi apprécié de retrouver François-David Cardonnel, avec qui j’avais joué dans Comme des gosses, sur M6. 

Avant d’être humoriste, vous avez été animatrice périscolaire. Teniez-vous tête à vos supérieurs hiérarchiques, comme Marianne dans la fiction ? 

Non, pas du tout. Moi, j’étais la collègue que l’on aime bien, parce qu’elle adore son métier. J’étais la première arrivée et la dernière partie. J’avais aussi des idées farfelues. Avec moi, on se marrait. Et j’étais appréciée des enfants, contrairement à ce que je laisse supposer dans un sketch… 

Quels souvenirs gardez-vous du tournage ? Avez-vous eu le temps de visiter la Camargue ? 

J’étais déjà venue jouer mon spectacle à Arles, donc je connaissais. Mais pour cet épisode, mes scènes ont été tournées en une seule journée. Le soir même, je reprenais le train. Je garde le souvenir d’une très bonne ambiance, d’une journée de travail où nous nous sommes amusés. Je suis flattée d’avoir participé à cette collection, même si ma contribution est modeste. J’ai vocation à jouer le plus possible, et comme je ne suis pas quelqu’un qui se lance à corps perdu dans ce qu’il fait, j’aime commencer par des petits rôles, pour apprendre. J’espère multiplier les expériences et devenir une bonne comédienne de télé ! 

Être devenue mère complique-t-il vos choix professionnels ? 

Oui, je réfléchis à deux fois avant d’accepter un projet. Toutes les choses auxquelles je dis « oui » me font dire « non » à ma fille. J’ai quitté mon ancienne société de production, qui me demandait de faire trop de dates de spectacle. Je suis devenue ma propre productrice. La vie d’une maman artiste est compliquée, mais ma fille a un papa fort capable, donc je la laisse sans crainte. Et comme elle n’est pas scolarisée, je peux aussi l’emmener avec moi, elle voit du pays… C’est une vie sympa. 

Connaît-elle le fameux sketch où vous martyrisez les bambins d’une école maternelle ? 

Non, elle ne l’a pas vu, parce qu’elle avait 3 mois quand je le jouais ! En fait, quand je suis à la maison, elle voit sa maman. Et quand je passe à la télé, elle dit : « C’est Élodie Poux. » Je ne suis pas sa maman, car à ce moment-là, je bosse. Lorsqu’elle est en tournée avec moi, elle est autorisée à regarder les quinze premières minutes du spectacle, avec sa nounou, avant d’aller se coucher. Elle regarde avec attention, mais ne comprend pas tout, bien sûr, car elle n’a que 3 ans et demi. 

A-t-elle conscience que vous ne faites pas un métier « classique » ? 

Non, mais elle me demande souvent pourquoi les gens veulent faire des photos avec moi dans la rue. 

Quels sont vos projets ? 

Côté spectacle, je suis en pause jusqu’à Avignon, cet été. J’ai tourné un film avec Audrey Lamy, En tongs au pied de l’Himalaya. Et Père Noël à domicile, avec Éric Antoine. Dans ce téléfilm pour France Télévisions, je joue quelqu’un de déjanté. C’est curieux… Je crois que l’on pense souvent à moi pour ce genre de personnages ! (Rires) 

Meurtres à Arles, samedi 8 juin à 21h10 sur France 3

Par
Corinne Calmet