Mehdi Nebbou : « Dans mon parcours de comédien, HPI est un vrai cadeau de la vie »

Publié le 18 mai 2023 à 13:28
© NICOLAS ROUCOU / SEPTEMBRE PRODUCTIONS / ITINERAIRE PRODUCTIONS / UGC / TF1
La saison 2 de HPI s’était achevée sur le premier baiser de Morgane (Audrey Fleurot) et Karadec. L’histoire reprend six mois plus tard, alors que ce dernier est en plein doute. Entretien avec son interprète Mehdi Nebbou.

Que réserve la saison 3 à Karadec ? 

Mehdi Nebbou : Lui qui s’estimait comme un homme intègre va réaliser qu’il n’est pas toujours à la hauteur. Des côtés moins glorieux de sa personnalité vont se révéler : la lâcheté, la duplicité, la colère… 

Cela vous plaît-il de jouer ces nouvelles facettes de votre personnage ? 

Oui, car la découverte de ces failles et leur acceptation rendent Karadec humain. Dans la vie, on fait parfois des choses très belles, et d’autres que l’on regrette. Ces dernières ne sont pas forcément à l’image de l’homme ou de la femme que l’on pense être, mais elles font malgré tout partie de nous. Ce n’est pas simple, mais ça me parle. Et c’est tout le plaisir de jouer dans une série : le temps nous permet d’explorer des terrains très complexes chez nos personnages. 

HPI est un terrain de jeu particulièrement riche pour un acteur… 

Il y a un mélange des genres absolument fou : comédie, comédie romantique, polar, drame… Dans cette saison 3, on va même retrouver des vampires et un petit côté Las Vegas Parano (film de 1998, ndlr). C’est une grande chance pour nous, les comédiens. 

Karadec fait marche arrière après son baiser avec Morgane. Comment l’expliquez-vous ? 

C’était un moment de folie. Au-delà du sentiment amoureux, il y a aussi beaucoup d’amitié entre eux. Et voir Morgane apprendre que son mari l’a quittée alors qu’elle était enceinte, et qu’il n’est pas décédé, a profondément touché Karadec. Et puis, il ne faut pas oublier qu’au moment où il l’embrasse, Roxane, sa compagne (interprétée par Clotilde Hesme), est à l’hôpital, après être passée tout près de la mort. Il aurait pu aller plus loin avec Morgane, mais, en termes de moralité et de culpabilité, il n’aurait pas pu se regarder dans un miroir après. C’est la tragédie des histoires d’amour : parfois, deux personnes sont réellement faites l’une pour l’autre, mais ce n’est pas le bon moment. On connaît tous ça. C’est une immense frustration, mais c’est délicieusement orchestré par les auteurs. 

Après les cartons d’audience des deux premières saisons, y a-t-il une peur de décevoir le public ? 

Ce n’est pas une peur, mais un sentiment de responsabilité à l’égard des téléspectateurs. Nous avons une grande confiance envers les auteurs, qui nous avaient déjà surpris avec la saison 2. Tous les membres de l’équipe, quels que soient leurs postes, partagent cet engagement et cet enthousiasme, pour faire de leur mieux. 

Le succès de la série vous a-t-il ouvert des portes ? 

Il y a, sans conteste, un avant et un après HPI. Je travaillais déjà beaucoup à l’international, mais en France, la série a changé beaucoup de choses pour moi. J’ai plus de propositions. Quand vous avez un moment de popularité, c’est là que les gens pensent à vous. C’est parfois injuste, mais c’est le jeu. Dans mon parcours de comédien, HPI est un vrai cadeau de la vie. 

Vous serez bientôt sur Disney+ dans la série Tout va bien, avec Virginie Efira et Sara Giraudeau. Après Audrey Fleurot, vous êtes toujours aussi gâté, côté partenaires féminines ! 

J’ai beaucoup de chance. Je suis très heureux de ce que la vie m’offre en ce moment. 

HPI, jeudi 18 mai à 21h10 sur TF1

Par
Camille Sanson