Master Crimes (TF1) – Thaïs Vauquières : « À l’origine, la production n’imaginait pas Valentine de cette façon »

Publié le 15 janvier 2026 à 9:13
© NICOLAS ROUCOU/MAM FICTION/TF1
INTERVIEW. Dans cette saison inédite, l’étudiante en criminologie incarnée par Thaïs Vauquières gagne en assurance. Et enquête régulièrement sous couverture. Pour le plus grand plaisir de son interprète.

Depuis trois saisons, vous incarnez Valentine. Vous souvenez-vous de votre arrivée dans l’aventure ? 

Thaïs Vauquières : Oui, d’autant qu’ils se moquent tous encore de moi sur le tournage ! Lorsque j’ai passé le casting, j’étais en tournée et j’avais une énorme valise. Une fois arrivée, je me suis rendu compte qu’il y avait quatre étages à monter… par l’escalier ! Je suis partie au quart de tour, me croyant seule : « Mais prévenez quand il n’y a pas d’ascenseur ! », sans savoir qu’autour de moi, il y avait… la production ! Je pense que ça leur a plu. D’ailleurs, ça a même influencé le personnage. À l’origine, ils n’imaginaient pas Valentine de cette façon. Elle est devenue plus faussement naïve. 

Êtes-vous toujours aussi impressionnée par votre partenaire, Muriel Robin ? 

Non, même si je l’admire encore autant. On a appris à… s’apprivoiser. (Rires) Il faut dire aussi que nous nous voyons pas mal en dehors des tournages. Je l’adore. 

Prenez-vous autant de plaisir à jouer dans la série ? 

Encore plus ! Dans la saison 2, Valentine a commencé à enquêter sous couverture, cela a plu aux téléspectateurs. Maintenant, elle le fait quasiment dans un épisode sur deux. Une fois, dans un salon de voyance, une autre dans un couvent… Ça permet de jouer plein de choses différentes. Cela donne un petit côté Scooby-Doo. Ça m’éclate ! 

Valentine vous ressemble-t-elle de plus en plus ? 

Probablement. Même si je suis beaucoup plus cynique qu’elle. Et puis, je ne suis pas fan des réseaux. Mais elle grandit en même temps que moi. Au tout début, c’était un petit chaton. Aujourd’hui, elle entreprend. Elle a gagné en assurance. 

Parallèlement, vous êtes sur scène avec votre one-woman show, Fille de joie. Difficile de concilier les deux ? 

Disons que je n’ai pas beaucoup de vie sociale. Pour l’anecdote, Muriel Robin est venue voir le spectacle alors que j’étais encore en rodage, dans une toute petite salle de Lyon d’à peine trente places. C’était hyper stressant, même si elle est extrêmement bienveillante. Mais de l’entendre rire m’a donné une confiance de dingue pour la suite. 

Que raconte votre spectacle ? 

J’invite toute ma famille à dîner et… personne ne vient. J’incarne à la fois mon propre personnage, ma mère, ma cousine exténuée, ma tante Christiane… J’adore le seule-en-scène, mais c’est un exercice qui est très solitaire. Je joue le spectacle au Théâtre du Gymnase, à Paris, jusqu’à la fin du mois de mars, et j’ai ensuite quelques dates en France. Puis suivra surtout une vraie tournée, prévue pour la rentrée. Alterner avec des tournages, qui sont des expériences plus collectives, me fait énormément de bien. J’espère pouvoir continuer comme ça longtemps sur ce rythme. 

Il paraît que vous avez une âme de Bridget Jones… 

J’ai 33 ans, je suis la plus âgée de tous les cousins de la famille, mais aussi… la seule célibataire. Je le vis très bien. Même si je sens, non pas une pression familiale – car ils ont bien compris que ce n’était pas forcément ma « voie » – mais sociale, oui. Avec cette histoire d’horloge biologique, on nous stresse. Surtout pendant les fêtes… ou lors des mariages ! 

Master Crimes, jeudi 15 janvier à 21h10 sur TF1

Par
Anne Lenoir