Lola Dewaere évoque la saison 6 d’Astrid et Raphaëlle : « Les deux premiers épisodes sont d’une tonalité différente »

Mis à jour le 9 janvier 2026 à 11:26
© Patrick FOUQUE - France Télévisions - JLA
INTERVIEW. Lola Dewaere reprend du service pour une nouvelle saison d'Astrid et Raphaëlle, à la tonalité différente. Elle lève aussi le voile sur ce qui attend son personnage, qu’on avait laissé en très mauvaise posture. 

A la fin de la cinquième saison, Raphaëlle tombait empoisonnée lors du mariage d’Astrid (Sara Mortensen), qui n’a finalement pu avoir lieu… Pouvez-vous rassurer les fans quant au sort de votre personnage ? 

Lola Dewaere : Disons que s’il y a une saison 6, c’est qu’elle a survécu. Il faut dire qu’elle est coriace ! Les deux premiers épisodes sont d’une tonalité différente. On découvre une autre Raphaëlle, hospitalisée, qui se retrouve enfermée, contrainte de travailler autrement et, surtout, beaucoup moins au côté d’Astrid. Qui, de ce fait, s’émancipe un peu plus. On les voit, l’une et l’autre, sous un autre jour, leur intériorité est plus dévoilée, aussi. Et Astrid collabore également davantage avec Nicolas, joué par Benoît Michel. 

Cela modifie-t-il les relations entre les deux héroïnes ? 

Forcément. Pour une fois, Raphaëlle ne choisit pas de laisser Astrid tenter de voler de ses propres ailes. Elle y est contrainte par un événement tragique. Elle craint qu’Astrid n’y arrive pas. Avant de se rendre à l’évidence qu’elle s’en sort très bien. 

Raphaëlle se retrouve dans un fauteuil roulant. Avez-vous l’impression que la série offre un autre regard sur le handicap, comme elle le faisait jusqu’à présent sur le spectre autistique ? 

Notre but a toujours été de montrer des situations, de soulever des questions. Sans jamais brandir de drapeau. Nous n’avons aucune revendication, et ne cherchons pas une quelconque reconnaissance. Force est de constater qu’il est encore compliqué de donner de la visibilité à un handicap ou à une neurodiversité. Alors, on pose juste des petits pions. Si cela permet aussi de faire passer un message, tant mieux. 

Prenez-vous autant de plaisir à incarner Raphaëlle ? 

Même plus ! On me laisse davantage de liberté. C’est un vrai gage de confiance de la part de la production. Le risque, quand on est trop à l’aise, serait de nous reposer un peu trop sur nos lauriers. Heureusement, on change régulièrement de réalisateurs, ce qui nous oblige à rester en éveil. Le seul petit inconvénient que je pourrais trouver, c’est que la fiction me prend énormément de temps. 

D’autant que vous êtes également l’héroïne de Mademoiselle Holmes, sur TF1… 

J’avoue que c’est parfois difficile. Je suis une bonne vivante, mais quand je tourne, je me couche à 21 heures ! J’ai presque une hygiène de vie de sportive de haut niveau. (Rires) Forcément, quand je travaille, je vois moins ma famille, mes amis. C’est un petit sacrifice. J’ai la chance d’exercer un métier que j’aime. Un vrai luxe, aujourd’hui. 

Vous reste-t-il du temps pour réaliser d’autres projets ? 

Oui ! Je viens d’ailleurs de terminer le tournage de la saison 2 de Cat’s Eyes, pour TF1. J’y joue une méchante encore plus vilaine que celle que joue Élodie Fontan, qui était déjà bien gratinée. C’est dire ! Je me suis régalée. J’enchaîne avec une mini-série de quatre épisodes dans laquelle j’incarne des soeurs jumelles où l’une enquête sur la disparition de l’autre. Ensuite, il y aura la saison 3 de  Mademoiselle Holmes. Sans oublier la saison 7 d’Astrid et Raphaëlle !    

Astrid et Raphaëlle, vendredi 24 octobre à 21h10 sur France 2

Par
Anne Lenoir