Le Voyageur (France 3) – Maëlle Mietton : « Il y a une attirance entre Yann Kandinsky et Élise »

Publié le 10 mai 2025 à 9:18
MANUELLE TOUSSAINT / TELECIP / FTV
INTERVIEW. L’actrice joue la commissaire Macéna, très protectrice avec le héros de la série qui, en retour, va l’aider à retrouver l’assassin de sa mère.

Yann Kandinsky (Bruno Debrandt), alias le Voyageur, est sur le point d’être radié de la police. Mais Élise Macéna veille… Serait-elle son ange gardien ? 

Maëlle Mietton : C’est ce que j’entends assez souvent. Je ne sais pas s’il s’agit d’une mission consciente ou inconsciente de sa part… En tout cas, elle est toujours prête à le protéger.

Que cache l’apparente rigidité de cette femme ? 

Quand on occupe un poste comme le sien, qui exige une grande force de caractère, il y a souvent des blessures derrière. Sa mère a été assassinée trente-huit ans plus tôt. Élise n’avait alors que 8 ans. Son père l’élevait seul, à distance de sa maman, bien avant la mort de celle-ci. L’enfant qu’elle était a vécu cela comme un abandon, avec l’idée que sa mère ne l’aimait pas… 

Élise semble hésiter à remuer le passé et à retrouver l’assassin de sa maman… 

Elle a déjà tenté d’élucider cette affaire. Mais il est parfois difficile d’aller au-delà de certains points, si on n’est pas accompagné par quelqu’un de confiance. Yann Kandinsky, qui a, lui aussi, été blessé par la vie, l’aide à ouvrir des portes et elle finit par accepter ce soutien. 

L’attirance mutuelle entre la commissaire et l’enquêteur solitaire est évidente, mais tous deux se freinent. Comprenez vous leur attitude ? 

Il y a une attirance, mais ce n’est pas leur leitmotiv. Pour eux, il y a des objectifs plus importants. Avec Bruno, on était entièrement d’accord pour construire nos personnages sur quelque chose de plus subtile qu’une relation sentimentale. 

Le grand public vous a découverte dans Un si grand soleil, que vous avez quitté en 2022. Un retour est-il envisageable ? 

Non, car une quotidienne prend beaucoup de temps, et, comme je fais mille autres choses, j’ai préféré arrêter. À un moment, il faut aussi être là pour sa famille. On n’est pas surhumains. 

Vous vivez depuis vingt ans dans le Gard, à Pont-Saint-Esprit, où vous vous impliquez énormément dans la vie culturelle… 

Je pense qu’aujourd’hui, par notre transformation sociétale, on a besoin de construire collectivement, c’est hyper important. Il y a quelque chose de plus fort, de plus beau et de plus harmonieux, à faire ensemble. Cela a toujours été ma boussole. Fin 2013, quand j’ai monté ma compagnie (M is for Magic, ndlr), à Saint-Martin d’Ardèche, j’ai commencé un travail de proximité avec les habitants et le territoire. On a créé une première pièce, Méchant !, adaptée du livre d’Anne Sylvestre, présentée d’abord dans les écoles, instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques… Ainsi qu’à Avignon, l’été dernier. Avec des amis, on animera une table ronde de contes, le dernier week-end de juin, à Aiguèze, classé parmi les Plus Beaux Villages de France. En 2026, entre Vallon-Pont-d’Arc et Saint-Martin, on projette quelque chose autour de ce qu’est la Préhistoire, l’origine de l’oralité. Des historiens et des scientifiques y participeront. À côté de cela, je tourne bientôt dans un épisode de  Tropiques criminels (France 2) et un autre d’ OPJ (France 3), plus un ou deux autres épisodes du Voyageur. Jeu, mise en scène, pédagogie, formation, transmission à travers des ateliers… Quand je vous disais que j’étais bien occupée ! (Rires)  

Le Voyageur, samedi 10 mai à 21h05 sur France 3

Par
Frédéric Lohézic