Le Voyageur (France 3) – Bruno Debrandt évoque le chien Emy : « En réalité, il s’appelle Maïko… »

Mis à jour le 8 janvier 2026 à 15:48
© Rebecca Vaughan-Cosquéric - France Télévisions - Télécip
INTERVIEW.Le personnage de Yann Kandinsky, que le comédien incarne, enquête en Bretagne sur la disparition de trois jeunes femmes. Toujours accompagné d’Emy, son chien fidèle.

En ouverture, Kandinsky s’entraîne au tir à l’arbalète. Vous n’avez blessé personne ? 

Bruno Debrandt : Non… Je suis de la « génération Guillaume Tell ». Je me suis déjà entraîné à toutes sortes d’armes de jet. 

Vous, peut-être, mais lui ne semble pas vraiment au point… 

En effet, c’est un vrai rôle de composition. Il a fallu que je fasse semblant de ne pas savoir. 

En tout cas, le Voyageur ne paraît pas pressé de repartir sur les routes. Besoin de souffler ? 

On a conservé son ADN : pourquoi il a abandonné sa vie d’avant… Avec cette sensation d’après Covid, où l’on s’est mis à rêver d’un monde rythmé différemment, avec un besoin permanent de réfléchir à la « sobriété heureuse », dont parlait l’écrivain Pierre Rabhi. C’est-à-dire faire les choses uniquement nécessaires, et non parce que l’on a un besoin de consommation. 

Qu’est-ce qui va le convaincre de traverser la France d’est en ouest ? 

Il a beau être dans une exploration de la contemplation, il est toujours investi de cette mission : traquer les vrais méchants. C’est plus fort que lui. Il apprend qu’une mère fait la grève de la faim pour pousser les autorités à reprendre les recherches sur la disparition de sa fille. Alors, il lui serait insupportable de ne pas agir face au geste désespéré de cette femme, rongée par un sentiment d’injustice. 

"Le Chien Emy, s’appelle Maïko"

Le Voyageur, c’est aussi son chien, Emy, acteur à part entière. Notamment dans une scène où il exprime sa tristesse, quand le chien d’une disparue, mort de chagrin, est enterré… 

Une scène magnifique. Le chien sert de parabole sur les liens. On est vraiment au coeur de ce qui anime les humains. 

"Quand je vais jouer, je sais qu’on va faire les cons…"

Quels sont vos rapports avec votre partenaire à quatre pattes ? 

En réalité, il s’appelle Maïko. Avec lui et Valérie Récher, notre imprégnatrice animalière, on travaille régulièrement pour conserver un lien de jeu. Comme pour un acteur, on fait une espèce de mise en place, avec des lignes directrices, émotionnelles et des positionnements. Ensuite, tous les deux – tous les trois, avec Valérie –, on joue nos séquences. Ça crée une grande complicité. Le chien, quand il vient tourner, c’est comme s’il partait en colonie de vacances. Dès qu’il nous voit arriver, il est surexcité, parce qu’il sait qu’il va s’amuser pendant toute la journée. Pour moi, c’est pareil. Quand je vais jouer, je sais qu’on va faire les cons… 

Un autre épisode inédit sera bientôt diffusé. Peut-on en savoir plus ? 

Au début, on pourrait penser que la route se termine pour le Voyageur. La police des polices le convoque, lui signifiant que son statut particulier dérange. Pour nous, justement, il était important de poser la question en matière d’éthique. Par exemple, a-t-il le droit d’être armé, malgré sa mise en disponibilité de la police ? Dans ce contexte, Macena (Maëlle Mietton), sa protectrice, se confiera à lui, sur un drame personnel. Cela va nous éclairer sur les raisons qui font qu’ils se reconnaissent l’un dans l’autre. 

Le Voyageur, samedi 23 novembre à 21h05 sur France 3

Par
Frédéric Lohézic