Tourné comme un unitaire, le premier épisode ne devait déboucher sur une série que si le public était au rendez-vous, ce qui a été le cas ! Vous êtes heureux ?
Jean-Michel Tinivelli : J’étais déjà très content de tourner cet épisode, que l’on considérait tous comme un pilote, pour se motiver. Le pari a été réussi. J’ai aimé retrouver ce garçon en pleine reconstruction familiale. Je m’amuse beaucoup.
Simon, votre personnage, a-t-il évolué dans son rôle de père de substitution pour ses trois neveux orphelins ?
On en est encore aux balbutiements. Même s’il est un peu largué, ça ne l’empêche pas d’être toujours de bonne volonté, que ce soit dans son travail ou sa vie familiale.
C’est aussi compliqué dans sa vie amoureuse…
C’est un peu la croix d’une personne monoparentale. Mais il va tenter quelque chose… Quand on est un parent seul, rencontrer quelqu’un n’est pas facile. D’ailleurs, c’est ce qui m’a intéressé dans cette série : on est sur une comédie socio-policière.
À quoi ressemble le tournage avec ces jeunes acteurs : Lilie Sussfeld, Romane Libert et Noam Kourdourli ?
C’est super, mais pas facile. Ils sont comme des horloges, millimétrés. Si tu balances ta réplique dans le désordre, ils te rappellent à l’ordre. (Rires) Il faut aussi aller vite, car ils se fatiguent rapidement. Sans parler du fait que ça peut partir, à n’importe quel moment, en un joyeux bordel. Mais c’est ce qui est intéressant. Ça te rappelle qu’il faut rester enfant le plus longtemps possible, même au moment où ça sent le sapin.
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En revanche, Simon a changé de coéquipière. Raphaëlle Agogué, qui campait la capitaine Audrey Castillon, a été remplacée par Flavie Péan, qui joue Chloé Becker…
Effectivement, quand l’unitaire est devenu une série, la production est partie sur un personnage différent. Je n’en sais pas plus. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de tandem, Chloé a un côté maîtresse d’école, qui recadre Simon lorsqu’il enquête de manière peu conventionnelle.
Un troisième épisode a déjà été tourné…
Tout à fait, mais il ne sera pas diffusé dans la foulée, car on se serait retrouvés face au match de la Coupe du monde de rugby Italie – Nouvelle-Zélande. Donc, merci à la chaîne de nous avoir préservés ! Et étant d’origine italienne, j’aurais été triste de tomber face à eux. En janvier, nous reprenons également le tournage, pour six autres épisodes, avec un nouveau format de 52 minutes.
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Depuis le mois de juin, vous tournez Rivière perdue, l’adaptation d’une série espagnole, pour TF1…
On plonge dans un village perdu des Pyrénées-Orientales, où deux petites filles ont disparu. Quand l’une des deux réapparaît, cinq ans après, mon personnage, le commissaire Balthus, est appelé pour rouvrir l’enquête avec l’une de ses ex-collègues, interprétée par Barbara Cabrita. Nicolas Gob, lui, joue le flic qui était en charge de l’enquête initiale. Moi qui suis souvent dans la légèreté et la folie, je campe ici un homme beaucoup plus posé.
Simon Coleman, vendredi 22 septembre à 21h10 sur France 2