C’est déjà la troisième rentrée pour Simon Coleman et sa petite tribu… Dans quel état d’esprit l’aborde-t-il ?
Jean-Michel Tinivelli : On le retrouve comme on l’a quitté : toujours de bonne volonté, mais un peu à côté de la plaque et angoissé par rapport à l’éducation de ses neveux. D’autant qu’il prépare l’anniversaire de l’aînée, Violette, qui a 18 ans. Il n’a pas envie de louper son entrée dans la vie d’adulte… Égoïstement, il panique aussi à l’idée qu’elle part.
À voir grandir ses neveux, il est nostalgique du temps qui passe. Est-ce aussi votre cas ?
Simon Coleman est mon porte-parole : il essaie de rendre drôles et de dédramatiser les choses qui me perturbent dans la vie. Plus je vieillis, plus les années défilent à une allure folle. Et si je suis nostalgique, c’est surtout de mon élasticité. Je suis assez flippé de l’Ehpad et de la cure thermale ! (Rires)
L’arrivée soudaine du père de Simon est le fil rouge de la saison. Comment Simon réagit-il ?
Avec circonspection, comme moi quand j’ai appris qu’on allait traiter le retour du père. L’objectif de cette série, c’est de divertir. Or, on a sorti les « gros dossiers » : cet homme est un beau parleur qui n’a pas été présent pour Simon et qui lui a menti. Mais on s’en est bien sortis, sans tomber dans quelque chose d’anxiogène. Je trouve intéressant, également, d’éclairer le parcours de Simon et de comprendre pourquoi il a hésité à devenir père.
À lire également
Au travail et à la maison, Simon n’est entouré que de femmes ou presque. Un modèle peu courant dans les fictions…
C’est vrai et c’est assumé ! C’est marrant de le voir évoluer au boulot avec sa patronne, sa partenaire et la légiste qui ne se laissent pas faire. Simon Coleman, c’est un peu la bonne copine ! À la maison, où il entame sa deuxième journée avec les enfants, on fait aussi la bascule par rapport au patriarcat. Ça amuse le public et ça ouvre aussi les yeux à plein de mecs. En ce sens, la série a un côté éducatif.
Finissez cette phrase : au commissariat, les enquêtes se suivent et…
… restent singulières, dans la façon de les mener et le ton décalé ! On n’est pas là pour choquer ou montrer du sang. Ce qui me plaît, c’est la façon dont Simon Coleman, qui est très instinctif, s’amuse à dénouer les noeuds, à résoudre les énigmes et à confronter les suspects…
Comme vous, Simon aime cuisiner, apprécie le bon vin, ne se prend pas au sérieux… Jusqu’à quel point vous ressemble-t-il ?
En réalité, on se complète plus qu’on ne se ressemble. On fonctionne selon le principe des vases communicants. Quand il est fatigué, je prends le relais, et inversement. Et je me sers de lui pour tester des idées et des choses que je n’ose pas faire, comme aborder les gens avec insolence ou découvrir la paternité.
À lire également
Alice Nevers reviendra bientôt sur TF1 pour un épisode spécial. Avez-vous pris plaisir à retrouver votre personnage de Marquand ?
Oui, parce que cette enquête est franchement décalée. Marquand n’est plus flic mais coach de défense, et il est séparé d’Alice (Marine Delterme). Elle vient d’ailleurs le chercher pour enquêter sous couverture dans un hôtel de luxe… C’était drôle à faire, et avec Marine, on était très contents de se retrouver !
Simon Coleman, vendredi 19 septembre à 21h10 sur France 2