Quelle est l’énigme que vont devoir résoudre votre personnage, le commandant Léa Soler, et le capitaine Paul Marchal (Stéphane Blancafort, photo) ?
Astrid Veillon : Alors qu’il passe des vacances en famille, le couple découvre, lors d’une balade, un bras momifié, identifié comme celui d’une ancienne camarade de l’école de gendarmerie. Cet événement va les replonger dans leur jeunesse. Les téléspectateurs découvriront comment Paul et Léa se sont rencontrés, et ce n’est pas forcément de la façon dont on pouvait l’imaginer.
Vous réalisez cet ultime épisode d’une durée d’1 h 30. Comment l’idée est-elle née ?
J’ai toujours été attirée par la réalisation, mais je n’en avais jamais eu le courage. Tout vient de l’ingénieur du son. Un jour, lors du tournage de la saison 7, nous étions à la cantine. Je n’avais pas trop le moral. Il me lance alors : « Astrid, si on fait un unitaire, on est bien d’accord que c’est vous qui allez le réaliser ? » Et il s’en va là-dessus ! L’idée a commencé à trotter dans ma tête. J’en ai parlé avec Stéphane Blancafort, mon agent, le producteur, la chaîne et cela s’est fait.
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Il s’agit de votre première expérience de réalisatrice… N’avez-vous jamais douté de votre légitimité ?
Dès le moment où j’ai décidé de le faire, je n’ai plus douté. J’ai quand même trente-deux ans d’expérience de plateau ! Cette série, je la connais par coeur. J’ai joué, en comptant celui-ci, dans 85 épisodes. J’en ai tourné douze par an. J’en connais tous les rouages. Après, je ne cache pas que passer alternativement devant et derrière la caméra a été un sacré exercice, mais j’ai eu la chance d’être entourée par une équipe technique extraordinaire. J’ai donné huit ans de ma carrière à ce personnage. Me confier ce projet est le plus beau cadeau d’adieu que l’on pouvait me faire. J’y ai mis tout mon coeur. Je ne voulais pas décevoir.
Allez-vous désormais vous lancer dans une carrière de réalisatrice ?
Je n’ai pas l’intention d’abandonner mon métier de comédienne, mais si demain on me propose de réaliser à nouveau, pourquoi pas ? Encore faut-il que le projet me plaise et m’inspire.
N’avez-vous pas des scénarios dans vos tiroirs ?
Si, mais ils n’ont jamais abouti. Il s’agissait des adaptations de ma pièce, La Salle de bain, et de mon premier roman, Pourras-tu me pardonner ? (sorti en 2008, Éd. Plon).
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Des projets pour 2024 ?
À partir du mois de septembre, je vais partir sur les routes avec la pièce que j’ai écrite, Et si on en parlait ?, mise scène par Anne Bourgeois. Une réflexion sur la condition de la femme d’aujourd’hui. Un spectacle plus féminin que féministe, les hommes y apprendront beaucoup sur nous.
Vous n’avez pas de projet télé ?
J’ai refusé des propositions. Je n’ai pas quitté Tandem, une série qui a superbement marché, pour jouer un flic de seconde zone.
Qu’est-ce qui, selon vous, a contribué au succès de la série ?
On ne trichait pas. Il y avait de la sincérité et de l’affection entre Steph et moi. Nous incarnions l’archétype du couple séparé, plein d’humanité, qui s’entend bien et dans lequel, sans doute, beaucoup se sont reconnus.
Tandem, mardi 2 janvier à 21h10 sur France 3