« J’avais des frissons, je pleurais » : Cette scène qui a bouleversé Lorie Pester dans Léo Mattéï (TF1)

Publié le 6 avril 2023 à 10:52
© JP BALTEL / BIG BAND STORY / TF1
Guest de ce début de saison 10, l’actrice et chanteuse incarne une mère dont le fils se fait enlever. Une expérience bouleversante pour cette jeune maman dans la vie.

Participer à une série telle que Léo Matteï, sur la protection de l’enfance, est-ce anodin quand on est maman, comme vous ? 

Lorie Pester : Sincèrement, je n’aurais pas joué de la même façon si je n’avais pas été mère moi-même (elle a une petite Nina, de 2 ans et demi, ndlr). Ce rôle m’a prise aux tripes : je ne le jouais pas, je le vivais ! 

Cela transpire dans la scène où vous constatez la disparition de votre enfant… 

Comme je vous le dis, je n’ai pas eu beaucoup d’efforts à faire. Je me suis vraiment mise dans la peau de cette maman en détresse. J’avais des frissons, je pleurais… Après cette scène-là, je me sentais mal. À tel point que j’ai tout de suite envoyé un texto à mes parents, pour savoir si ma fille allait bien. Ensuite, je suis rentrée à l’hôtel, épuisée. Je n’avais plus du tout d’énergie.

Était-ce déstabilisant d’être la maman de fiction d’un garçon de 8 ans, alors que vous avez une toute petite fille ? 

Oui, ça fait un sacré changement ! (Rires) Mais, après, l’amour d’une maman ne change pas, quels que soient l’âge et le sexe de son enfant… Une chose est sûre, je resterai une maman poule jusqu’à la fin de ma vie. Ma pauvre fille va devoir me supporter encore un long moment ! 

Connaissiez-vous personnellement Jean-Luc Reichmann, avant d’accepter ce projet ? 

Oui, depuis longtemps. J’ai participé plusieurs fois à son émission Les 12 Coups de midi, sur TF1, lors de soirées spéciales, comme au moment de Noël… Pareil avec Nathalie, sa femme (réalisatrice des épisodes de ce soir et des deux prochains), qui était costumière sur mon deuxième téléfilm,  Un mari de trop (diffusé sur TF1, en 2010). Cela faisait un moment qu’ils espéraient me faire venir, mais nos emplois du temps n’étaient pas compatibles, ou le rôle proposé ne me convenait pas. Mais celui-ci, au contraire, m’est apparu comme une évidence. Généralement, on m’attribue des rôles de filles solaires, joyeuses, rigolotes. Or, là, j’ai pu m’exprimer dans un registre dramatique. 

C’était aussi l’occasion de retrouver Juliette Tresanini, avec qui vous jouiez dans le feuilleton Demain nous appartient (TF1)… 

Des retrouvailles professionnelles, vous voulez dire, car on ne s’est jamais quittées, en réalité. On se donne régulièrement des nouvelles, on se voit, de temps en temps… On est restées amies. C’est aussi le cas avec d’autres partenaires de la série, comme Mayel Elhajaoui, alias Georges Caron, et Samy Gharbi, qui incarne Karim Saeed.

Une rumeur court sur votre retour dans Demain nous appartient. Vous confirmez ? 

Je peux vous dire qu’il va se passer des choses… mais je ne peux vous en dévoiler la teneur pour le moment. 

Récemment, vous lanciez un appel pour que des femmes sur le point d’accoucher vous contactent. Pourquoi ? 

Pour les besoins d’un documentaire sur la santé des femmes. 

Léo Matteï, brigade des mineurs, jeudi 6 avril à 21h10 sur TF1

Que vous réaliserez ? 

Non, je n’interviens pas en tant que réalisatrice. Mais je ne peux en dire plus actuellement. On communiquera là-dessus en mai. 

Conjuguez-vous définitivement la musique au passé ? 

Non. L’histoire n’est pas terminée. Je retourne en studio depuis le début de l’année. Je me concentre sur ce projet. On verra ce que cela donne, avant d’envisager un retour sur scène. 

INTERVIEW FRÉDÉRIC LOHÉZIC 

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