HPI – Bruno Sanches : « J’aimerais bien qu’un jour, Gilles dise à Morgane ce qu’il pense »

Publié le 30 mai 2024 à 11:12
PHILIPPE LEROUX / ITINERAIRE PRODUCTIONS / SEPTEMBRE PRODUCTIONS
INTERVIEW. Le comédien incarne, depuis quatre saisons, le sensible et attachant lieutenant Gilles Vandraud, dont le coeur balance entre Morgane et Karadec.

La perspective de la mutation de Karadec (joué par Mehdi Nebbou) est une véritable catastrophe pour Gilles. Pourquoi ? 

Bruno Sanches : Parce qu’il l’admire, c’est son mentor, et tout changement est un peu dur pour lui. Depuis l’arrivée de Morgane (Audrey Fleurot), tout est dérangeant et révolutionnaire. Ça lui plaît, autant que ça le terrorise. 

Pourquoi est-il réfractaire à la venue d’un nouveau chef de groupe ? 

Il aimait la méthode Karadec, qui incarne la justice et qui est droit dans ses bottes. Là, il voit arriver Fred (Thomas Scimeca), un gars nonchalant, un tire-au-flanc, et, ce qui le rend dingue, c’est que Morgane se laisse avoir par lui. 

Bruno Sanches évoque le tournage : "Nous sommes tous devenus proches"

Va-t-il soutenir Morgane durant sa grossesse ? 

Il est son soutien permanent. Morgane a de la chance de l’avoir à ses côtés. Ils ont une relation amicale très forte. Il est touché par cette nana, il la protégera toujours. 

Aimeriez-vous que votre personnage soit au coeur d’une intrigue ? 

C’est déjà arrivé, au cours de la deuxième saison. J’aimerais bien qu’un jour, Gilles dise à Morgane ce qu’il pense, car il est parfois décontenancé par son comportement. Souvent, lorsqu’on a un proche très gentil qui, soudain, pète un câble, cela vous oblige à vous remettre en question.

Au fil des saisons, des amitiés se sont-elles créées entre les comédiens de la série ? 

Oui, nous sommes tous devenus proches et l’on se voit régulièrement en dehors du tournage. C’est plus compliqué avec Mehdi (Nebbou), car il habite à Berlin depuis l’âge de 18 ans. Vous vous rendez compte que ce gars a assisté à la chute du Mur, il y était, c’est incroyable ! 

"Les fans de HPI ont de 12 à… 90 ans" 

Lorsque vous incarniez Liliane, au côté d’Alex Lutz en Catherine, personne ne vous reconnaissait dans la rue. Avec HPI, c’est tout le contraire, non ? 

On me reconnaissait déjà du temps de Liliane ! Mais c’est vrai qu’avec HPI, l’impact est important, on m’arrête souvent pour me demander quand la série va revenir à l’antenne. Les fans ont de 12 à… 90 ans. 

Les gens du Nord apprécient-ils la présence de l’équipe durant les tournages ? 

Oui, on a même de vrais policiers qui font de la figuration ! Le Nord est une région incroyable d’humanité, de bienveillance, d’accueil, de plaisir. On ne peut rêver mieux pour tourner une série. Lille, c’est un peu ma deuxième maison, comme dit ma fille. 

Vos enfants, âgés de 5 et 11 ans, regardent-ils la série ? 

Non, car à la maison, nous n’avons pas la télé. Mais ils viennent souvent sur le tournage. Je pense que même Oscar, le plus petit, pourrait regarder HPI, d’autant qu’il a compris que mon métier, c’était pour de faux. Je regarde beaucoup de films d’animation japonais avec eux. Je partage aussi ma passion pour les films des années 80 et 90 : on a déjà vu Jurassic Park, La Chèvre, Les Compères, Les Fugitifs… 

Quels sont vos projets ? 

Je tourne actuellement la série Clean, pour M6. C’est l’adaptation d’une série anglaise, sur l’histoire de femmes de ménage dans un bâtiment de la haute finance, qui vont hacker des codes pour gagner plus d’argent. J’enchaîne avec une série comique pour Disney+, intitulée Ghost. Et, après, je tournerai pour le cinéma.  

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Par
Corinne Calmet